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Addiction au sexe : « Ce désir me réduit à n’être plus qu’une bête »

Selon une étude faite à l’université de Liège, 3 à 6% de la population adulte souffriraient de cette anomalie addictive au sexe. Vous l’avez deviné, c’est bien de nymphomanie et de satyriasis qu’il s’agit, respectivement chez la femme et chez l’homme.

D’après la recherche de l’Université de Liège, une fréquence excessive de la sexualité a été un critère d’inclusion majeur  avec à la clé une pratique de la sexualité 5 à 15 fois par jour pendant plus de 6 mois à partir de l’âge minimale de 15 ans. 

Ces quelques lignes mettent en évidence certains des éléments pouvant aider à découvrir si vous êtes dans les limites de cette anomalie. Car elle existe bel et bien au Burundi. Pas mal de gens goûtent à l’amère mésaventure en totale méconnaissance. 

Femelles envies

Elle est nymphomane lorsqu’elle est incessamment, exagérément et insatiablement affamée de sexe. Ce n’est pas le pognon qui intéresse ce genre de personnes pour coucher. Juste une envie féroce de sexe. Et d’ailleurs certains mâles ne se font pas prier pour profiter pleinement de ces filles réputées faciles pour le coup. Une proie qui fait les yeux doux aux prédateurs en somme.

Yvonne (pseudo), une jeune fille de 26 ans native de Gitega en a fait les frais. Elle avoue ne pas être normale à l’égard du sexe. « J’ai un problème des plus inhabituels. J’ai constamment envie d’avoir des relations sexuelles. Quand je brûle de désir, je cherche un partenaire sans distinction aucune. Je sèche les cours et Dieu seul sait combien de fois je fais l’école buissonnière. Je m’offre à tout venant, à défaut, la masturbation devient mon ultime recours. »

Amèrement, elle reconnaît qu’elle est sérieusement malade. « Ma tête est toujours pleine de ce désir qui me tourmente et me réduit à n’être plus qu’une bête », raconte la jeune fille, larmes aux yeux.

Mâles pulsions

Le mot satyriasis ne vous dit presque rien. Mais chez Raoul (pseudo), il signifie un appétit largement inépuisable pour les plaisirs de la chair.« À la moindre vue d’une fille, je me l’imagine en train de partager la même couche. Je fais des avances à plusieurs filles en même temps afin de trouver au moins une seule ou quelques-unes qui m’acceptent ».

Le satyriasis qui fait office de diagnostic le plus probable pour Raoul est une addiction sexuelle masculine. Il se caractérise par des fantasmes érotiques en permanence comme la consommation de la pornographie sur internet, rencontrer des prostituées, dépenser de manière compulsive de l’argent pour des fins sexuelles, se masturber à la moindre excitation…

Yvonne ou Raoul, les deux savent qu’ils sont anormaux et attendent toujours un miracle pour s’en remettre. Ce qui n’est pas facile comme nous l’apprend le psychiatre Dr Angelus Nindereye. Une psychothérapie doit être entreprise pour une durée plus ou moins longue car il s’agit là d’une des addictions comportementales.

 

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