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#ThePoliticianWeWant : Tangara, la commune qui a presque tout…

La commune Tangara est l’une des 9 communes de la province Ngozi. Elle abrite l’une des écoles les plus anciennes : le Lycée Musenyi. Elle héberge aussi un hôpital communautaire. Sa population vit essentiellement de l’agriculture et du commerce.

C’est une promenade qui me mène au lycée Musenyi, l’un des lycées les plus anciens du pays. L’idée principale est de rendre visite à mon professeur de Biologie générale et moléculaire à l’université. Mais, c’est aussi un prétexte pour passer un week-end à la campagne.

« Bienvenue dans la commune Tangara », annonce une pancarte, à l’entrée de la commune. L’atmosphère reflète une population très active. Certains se rendent au marché, transportant des paniers remplis d’avocats, de bananes et de patates douces. D’autres vont en hâte dans les champs. Bucumi, avec un bébé au dos, la houe sur l’épaule gauche, accompagnée de son mari Jean se dirige dans le marais. 

Étant agronome, je suis ravi de contempler un paysage d’une verdure attrayante. Partout dans Nyamuswaga (nom du marais), on observe des champs de maïs et de haricot. De l’autre coté sur les  montagnes se trouvent de vastes plantations de caféiers à perte de vue.

Tout à coup, je tombe sur deux hommes de la localité en train d’entretenir leurs caféiers. On commence à dialoguer. Ladislas est commerçant et cultivateur, en même temps. Il cultive principalement le café. Pour lui, son diplôme c’est la houe. C’est le métier qu’il a hérité de son père. Mais c’est juste pour la subsistance. « Nous travaillons vraiment durs, nous suons beaucoup, mais à la fin, nous nous rendons compte que c’est juste pour la subsistance. L’argent que je gagne est vraiment très minime », raconte Ladislas, l’air triste.  

Pour Éric, son ami, c’est comme si les leaders politiques se souciaient peu d’eux. « Nous nous sommes toujours plaints pour qu’ils revoient la politique des prix afin que le petit cultivateur gagne aussi, mais ils font juste la sourde oreille ».  À son avis, Tangara a vraiment besoin de leaders qui écoutent et qui considèrent les avis, les demandes de la population locale, compte tenu des réalités de la vie de tous les jours. 

La commune présente des potentialités de développement. Elle se démarque. Le café est produit en grande quantité. Le maïs, haricots, riz et manioc, aussi. Les marais sont aussi très fertiles et tapissés de cultures de toutes sortes. 

Selon Gerard, enseignant à l’école primaire de Kananira, il faudra un changement. « Les bons leaders devraient imposer leur vision aux autres, déterminer les principes et les valeurs du groupe, motiver et inspirer les autres à utiliser leurs talents. Ainsi, notre commune se développera et on éviterait toute confrontation entre jeunes de différents partis politiques »

Une jeunesse unie pour une même cause 

Par coïncidence, il est  organisé un match de football au terrain du Lycée Musenyi. Une facilité  pour visiter le lycée. Deux équipes de football en provenance de deux zones Nyagatovu et Kananira de la même commune croisent le fer. Le match se termine par la victoire de Nyagatovu qui gagne trois buts contre un. Tous les spectateurs sont très contents y compris même ceux du côté de l’équipe perdant.  Et profitant des célebrations, je cause  avec deux jeunes. 

Pour Mathias, de telles activités consolident l’unité entre les jeunes. « C’est une activité qui montre que nous pouvons être affiliés aux différents partis politiques et nous unir pour le développement de notre commune. C’est pourquoi même je demande aux jeunes de rester unis et fidèles aux idéaux de leurs partis politiques » 

 

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Les commentaires récents (1)

  1. Merci de ce bel article.
    Il y a une personnalite que je croyais originaire de notre cote de Karusi, je cherchais sur l’internet pour savoir ou se trouve la colline Kananira.
    J’ai etudie de la 2 eme a la 6 eme primaire a Musenyi (1959-1963?). J’ai pu visiter l’ecole pour quelques minutes quand je suis alle au Burundi en octobre 2018, je suis ravi que le marche moderne a ete enfin construit. J’ai encore ce beau souvenir d’avoir une fois trouve ma maman (decedee en 1983) en train de vendre quelque chose a l’ancien marche, je rentrais du College Don Bosco (aujourd’hui Lycee de Burengo a Ngozi) pour les vacances.