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Inceste, à un mètre près…

Si on définit l’inceste par le fait d’avoir des relations sexuelles avec un membre de sa famille, il y a de ces attitudes, qui m’agacent, que je qualifie d’inceste, qui ont failli me coûter mon innocence. Témoignage.

Je me rappelle de cette époque comme si c’était hier. Chez moi, il y avait souvent une tante ou un oncle qui étaient de passage, ou qui étaient là pour faire leurs études. Dans notre maison, de trois chambres, la chambre principale était réservée aux parents bien sûr, la seconde pour les enfants et la dernière pour les invités, qui étaient souvent des parentés. 

Je ne pourrais citer le nombre de fois où j’ai dormi dans la même chambre avec des oncles, paternels, ou maternels, quand il n’y avait plus de places dans la chambre des enfants. Cela n’avait rien de louche pour les parents, après tout, c’était la famille. Pour nous aussi, il n’y avait rien d’inquiétant. À cet âge, les enfants croient que tout le monde est gentil.

Des mains baladeuses

Je me rappelle aussi que quand il y avait des invités à la maison, et que toutes les places du salon étaient prises, nous nous précipitions pour nous assoir sur les genoux des invités, quand maman tenait un bébé dans ses bras, et papa une bière dans ses mains. Un jour, j’étais assise sur les genoux de mon oncle, celui à côté duquel j’ai souvent dormi pendant la nuit. Tandis que ses lourdes mains, calleuses, se baladaient sur mes fesses, pendant au moins 15min, personne ne pouvait le remarquer, car ils étaient tous absorbés dans une discussion animée, riant aux éclats, et soulevant leurs bières pour trinquer. Et moi, tel un mur dans le salon, personne ne prêtait attention à moi. 

Dans mon for intérieur, je me demandais ce qui se passait, pourquoi il faisait ça. Et pourtant, je n’osais pas bouger, ni sortir un seul mot de ma bouche. J’étais là, à écarquiller les yeux, regardant autour de moi, sans intéresser personne. Pendant ce court instant, qui a semblé une éternité pour moi, j’étais mortifiée à l’intérieur de moi, sans savoir pourquoi. J’ai longtemps refoulé ce souvenir, mais il ne cesse de réapparaître dans ma mémoire. C’est le seul souvenir que j’ai gardé de cet oncle.

Parents, méfiez-vous !

Je ne laisserai jamais ma petite fille à un si jeune âge, dormir avec un oncle, ou une parenté mâle, ou même s’asseoir sur lui ; quand bien même je n’aurais plus de place dans les chambres, il n’aura qu’a dormir au salon. Heureusement pour moi, je n’ai jamais été victime d’inceste, mais d’autres petites filles de mon âge n’ont pas eu cette chance. 

La dépendance affective : mettre des mots sur ses maux

Comprenez-moi bien, je ne vous demande pas de mettre dehors les parentés vivant chez vous, sous peine qu’ils peuvent faire du mal à vos enfants, petits garçons ou petites filles. Mais en tant que parents responsables, ne les exposez pas inutilement. Je ne vous transmets pas ma paranoïa non plus, car oui, je crois que je le suis, à force d’entendre ici et là des viols commis dans les ménages.

Ce texte est un cri d’alerte. S’il le faut, je crierais sur les toits, pour dire aux parents d’être très vigilants sur ça, car je sais que ça existe.  Parlez à vos enfants, surtout lorsqu’ils sont encore petits, des prédateurs qui sont là, qui rodent autour quand vous avez les yeux tournés ailleurs.

 

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