article comment count is: 4

La dépendance affective : mettre des mots sur ses maux

La dépendance affective est définie en psychanalyse comme un trouble de la personnalité caractérisé par une dépendance psychologique aux autres individus. Témoignage d’Anitha, une jeune femme burundaise qui a longtemps souffert de ce mal.

Anitha est une jeune femme de 29 ans. Elle se qualifie aujourd’hui comme une ancienne dépendante affective. Depuis son jeune âge, elle a enchaîné les relations amoureuses. « J’ai eu mon premier petit ami à l’âge de 15 ans, le 2ème à 17 ans, puis 18, 20 ans, etc. En gros, je dirais que je ne suis jamais restée seule plus de 6 mois depuis mes 15 ans. Il fallait que je sois en couple en permanence »

Plus grave encore, Anitha faisait vivre l’enfer à ses petits copains. « Quand j’avais un copain, il fallait que je sois avec lui en permanence. Je lui envoyais des tonnes de messages pour lui dire que je l’aimais, pour lui demander où il était, avec qui, ce qu’il faisait, etc. Quand j’étais en couple, ma vie entière tournait autour de cette personne. J’étais vraiment un boulet ». Pour les regards extérieurs, Anitha était juste une jeune femme qui avait du succès auprès des garçons. Mais en vrai, elle ne supportait pas d’être seule. 

Dépendante…

Après une énième rupture à 26 ans, Anitha a eu une sorte de dépression. Elle se sentait mal dans sa peau et dans sa vie. Comme une impression d’être vieille alors qu’elle n’avait même pas 30 ans. Elle n’avait plus goût à rien, elle était fatiguée de la vie. Elle était convaincue qu’elle avait réellement un problème. Cela venait-il de son enfance ? Elle l’ignorait. Elle avait grandi au sein d’une famille nombreuse et son père, militaire, était très souvent absent. Elle avait donc grandi presque sans figure paternelle et elle s’était rendue compte que peut-être au travers de toutes ses relations, c’était cette figure paternelle qu’elle recherchait. Une présence masculine en permanence. « J’avais comme un manque en moi, une envie d’être remarquée. J’avais un fort besoin d’être aimée, de sentir que j’étais importante pour quelqu’un », confie-t-elle

En surfant sur internet, elle est tombée sur le mot « dépendance affective » et compris après des recherches approfondies qu’elle souffrait peut-être de cette pathologie. Il fallait vraiment qu’elle reprenne sa vie en main avant de sombrer. Qu’elle apprenne à être heureuse, seule. Lutter contre ce besoin d’être toujours en couple. 

Le chemin de la guérison

Quatre astuces pour surmonter une rupture amoureuse

Ce fut dur au début. Elle ressentait un immense vide qu’elle essayait de combler par de nombreuses occupations : la lecture, le sport, la cuisine, etc. Elle apprit à aller à des événements seule, à faire des choses pour elle, à prendre du temps pour elle, à se créer de nouvelles passions. Elle avait compris que la seule personne à qui donner de l’importance en premier, c’était elle-même avant tout. « Pour être heureux en couple, il faut d’abord être heureux seul·e ». 

Aujourd’hui, Anitha vient de totaliser trois ans de célibat : « Je n’ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Je me sens libre. Et je compte profiter encore longtemps de mon célibat !» 

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (4)

  1. Voila pourquoi je ne me détacherai jamais aux nouvelles de la yaga.
    Je viens de trouver un reconfort ,un médicament.
    Il ya une semaine que mn amr me quittait,je vivais des moments douloureux jusqu’a ce que je me sente nul sur cette terre.Je sais pas si je parviendrai à faire ce pas d’Anitha.Je souffre….je souffre de cette«dépendance affective»

  2. Avant d’entrer dans l’amour ,il faut prévoir même la déception mais qui ne pourra pas être ta cause mais de ton partenaire,car être déçu est réalité sociale,le comprendre,c’est une aide de se faire soulager après la déception.et la déception doit être là car elle doit résulter de multiples causes.la déception est inévitable dans l’amour,la seule faute,est de la prévoir.