Au-delà du scandale, l’affaire de cyberharcèlement qui secoue l’École belge met en lumière les failles d’un système éducatif confronté à la dérive de l’usage des réseaux sociaux. Entre la sanction (qui a finalement été levée) d’un élève ayant agi de manière repréhensible et la détresse d’une victime, c’est tout un débat sur la responsabilité, la prévention et l’autorité scolaire qui se rouvre.
Il y a quelque temps, l’École belge a été secouée par une affaire de cyberharcèlement : lors d’une fête d’anniversaire, une bande de copains s’est amusée à déshabiller un élève pendant qu’un autre filmait la scène. L’élève « caïd » ne s’est pas arrêté là : dans une autre vidéo, il a obligé la victime à prononcer les mots comme : « Pardon, mon maître vénéré », pour qu’il supprime la vidéo précédemment publiée. Si l’on comprend le désarroi de l’élève victime et de ses proches, on comprend moins les remous que cette affaire continue de provoquer. Devait-on en arriver là ? C’est la question que l’on peut se poser à la lecture de deux articles parus sur le journal Iwacu.
Les faits
Revenons-en aux faits et examinons-les de la manière qui nous paraît la plus lucide possible. Les enfants s’amusent lors d’une fête d’anniversaire, donc en dehors du cadre scolaire. Certains d’entre eux font une mauvaise blague et dénudent un camarade. Un autre en profite pour filmer la scène. Là où la blague tourne au drame, c’est lorsque la vidéo est publiée sur un groupe Snapchat : la plaisanterie devient alors un acte de cyberharcèlement. Le Centre d’appui psychologique (CAP) et les directions de l’école, ayant mené discrètement l’enquête, ont convoqué le conseil disciplinaire du corps enseignant de S1 (première année du secondaire), et presque à l’unanimité, ils ont voté pour le renvoi définitif de l’enfant agresseur. Un procès-verbal a été dressé et la direction a fait savoir aux parents de l’élève fautif qu’ils pouvaient faire recours au Comité exécutif, ce qu’ils ont fait. Ce dernier a jugé que la sanction était lourde, car les faits relevaient d’un jeu entre adolescents et, par conséquent, en dehors des activités scolaires. L’enfant a été écarté de l’école durant la semaine de l’enquête, puis il a écopé de deux jours d’exercice de réflexion sur ses actes à l’écart des autres, avant de réintégrer les classes le troisième jour. En revanche, la victime n’est plus revenue à l’école depuis le retour de son agresseur.
Au-delà des faits, que penser de cette affaire ?
Mais tout le monde en conviendra : à cet âge, les enfants ne mesurent pas toujours la gravité de leurs actes. Je rejoins l’opinion d’une citoyenne concernée par cette affaire, publiée dans Iwacu, quand elle dit qu’un acte de cyberharcèlement reste un acte de cyberharcèlement, qu’il soit commis en milieu scolaire ou non. Il est d’ailleurs tout aussi pénible que la victime continue de côtoyer son harceleur à l’école, surtout après la médiatisation d’une telle affaire. Certes, le milieu scolaire compte souvent des élèves qui en harcèlent d’autres, avec parfois des conséquences dramatiques. Mais, dans bien des cas, ces enfants harceleurs ont parfois eux-mêmes des problèmes particuliers et profonds qu’il faut traiter avec délicatesse. Les exclure systématiquement du système éducatif reviendrait à déplacer le problème plutôt qu’à le résoudre. Une petite digression : au Burundi, la majorité pénale est fixée à 15 ans (je ne sais pas ce qu’il en est de la législation belge). Dans le cas présent, il s’agit d’un enfant de 12 ans coupable d’actes graves. Ici, il faut noter que l’appareil répressif des pays a une manière spécifique de traiter les enfants en conflit avec la loi qui n’ont pas encore atteint la majorité pénale. Mais revenons à nos moutons. Selon plusieurs sources, l’enfant incriminé serait récidiviste et aurait harcelé ses camarades depuis l’école primaire. Plus grave encore : il aurait agi de concert avec d’autres élèves pour humilier la victime, la déshabiller et diffuser la vidéo sur Snapchat. A toute fin utile, rappelons que que les faits datent d’avril 2025.
Les questions qui fâchent
S’il est établi qu’il s’agit d’un cas de cyberharcèlement, que ce soit en milieu scolaire ou non, il existe un règlement scolaire et des lois applicables. Pourquoi donc tant de polémique, alors que les instruments scolaires et juridiques existent pour trancher ce genre d’affaire ? Autre interrogation : l’enfant fautif serait un récidiviste. Depuis l’école primaire, il aurait harcelé son camarade, et pas lui seul, pendant quatre ans. Où était donc l’autorité de l’école pendant tout ce temps ? De quoi avait-elle peur pour laisser faire ? Dans le premier article publié par Iwacu, une source avance un sous-entendu lourd de sens : « Dans cette affaire, il y a des aspects confidentiels au dossier. C’est pour cela qu’on ne peut pas tout dire, par respect pour les élèves et pour les parents. » Cela se passe de commentaire. Malheureusement, l’affaire semblent avoir mis en porte-à-faux le corps professoral et la direction de l’école. Enfin, the last but not the least, une source interrogée anonymement par Iwacu estime que certains parents « soit s’en moquent, soit ne se rendent pas compte de l’ambiance qu’ils vont créer à l’école ».
Mais pourquoi les parents se moqueraient-ils d’une situation aussi grave, touchant l’établissement que fréquentent leurs propres enfants ? Mystère.
Des leçons à tirer ?
Une autre phrase d’une source d’Iwacu, parlant de la victime, retient particulièrement l’attention : « Passant trop de temps sur son téléphone, les parents de la victime n’ont découvert ce que traversait leur enfant qu’après le lui avoir confisqué. » Cela relance le débat sur l’usage du smartphone par les élèves. Si la scène à l’origine du scandale n’avait pas été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, l’affaire n’aurait sans doute pas pris une telle ampleur. L’accès des enfants aux smartphones est devenu un véritable enjeu éducatif. Ce n’est plus seulement le temps passé devant l’écran qui devrait alerter les parents, mais surtout l’usage qu’ils en font. Entre les mains des enfants, le smartphone et l’accès illimité aux réseaux sociaux peuvent vite se transformer en un couteau à double tranchant. Ce n’est pas pour rien que certains pays ont déjà pris les devants en interdisant l’usage du téléphone portable avant un certain âge ou dans les établissements scolaires. Faut-il attendre un scandale comme celui qui vient d’éclater à l’École belge pour ouvrir, nous aussi, une réflexion sur ce sujet ?

Ntabubisha burengeye nko kurondera kubabaza uwo mwigana ugaca ushaka kumwararaza, le victime ndamutahura gute bashobora kumureka akagaruka mw’ishure turazi ivyohava bigaruka aca aba le souffle douleur, abandi bana baca bamwana…. Nibaza ko il faut voir l’éducation d’aujourd’hui ça part en vrille nimba basigaye bashaka gukora nkivyo baraba muma film n’isoni gufata ukw’obligea mugenzi wawe gukura impuzu imbere y’abandi en même temps bigaca bicircula kuma réseau sociaux nta gikomere gisumba ico