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Comment Air Burundi a cessé d’exister

Alors qu’un Burundais vient de participer à la construction d’un avion aux USA, focus sur notre aviation. La compagnie Air Burundi est en faillite et ne peut être sauvée sous sa forme actuelle. Un grand défi à relever.

Le 5 septembre 2009, Air Burundi suspend ses activités.  Nombreux sont les Burundais qui ne  savent pas pourquoi la compagnie a cessé de fonctionner. À l’origine, il y a le manque de moyens d’entretien de son unique avion de l’époque. Et même si cet avion aurait été bien entretenu, il était d’ancien modèle et ne pouvait pas entrer en concurrence avec de grandes compagnies telles que Kenya Airways, RwandAir, etc. 

Depuis ce jour, cette compagnie est restée dépourvue d’un avion puisqu’il ne faut pas mentionner le Beechcraft 1900, qui avait par ailleurs atteint le nombre d’heures de vol avant de nécessiter des fonds mirobolants pour son entretien, ni le Xian MA60, don de la République populaire de Chine qui n’a jamais pu voler pour presque les mêmes raisons : l’aviation civile burundaise a été incapable de payer les frais d’amortissements pour cet aéronef. 

Hors du temps

Ce qui ajoute le mal au mal, c’est qu’il n’y a pas une politique de réforme qui devrait prioriser la relance d’Air Burundi. Or, l’aviation civile est considérée actuellement comme moteur de la connectivité mondiale. Cela rentre dans l’agenda 2030 fixé par l’ONU et les autres pays du monde lorsqu’ils ont lancé une nouvelle ère de développement durable à l’échelle planétaire. 

L’aviation burundaise, n’a pas pu jusqu’à aujourd’hui acheter d’autres appareils pour tenter la relance. Et les conséquences se remarquent. Les employés d’Air Burundi travaillent pour les compagnies étrangères dont Ethiopian Airlines et RwandAir.

L’aviation burundaise, une vache laitière à l’abandon

Le transport aérien joue un rôle essentiel dans la facilitation des affaires, du commerce international et du tourisme. Mais les décideurs semblent ne pas vouloir  redynamiser  l’ACB. Ce qui rend le transport aérien compliqué, car notre pays ne dispose pas de sa propre aviation. Chaque intervenant fixe les prix selon ses avantages et les Burundais en font les frais, car ils se retrouvent dans l’embarras. Des prix qui ne sont pas abordables par rapport à ceux de la compagnie nationale et l’absence de vols directs vers les lieux de destination préférés des Burundais deviennent des conséquences insupportables.

 Il faut que le Burundi dispose d’une flotte régulière et florissante pour diminuer le nombre d’escales. Ce genre de transport est important dans la création d’emplois directs et indirects. Ce qui n’est pas le cas pour le momentCe serait une des vaches laitières du pays surtout en matière de rentrées en devises. Mais pour cela, il faut d’abord que cette vache laitière soit bien nourrie, c’est-à-dire qu’il soit mis sur les normes standards.  

 

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