article comment count is: 2

Qui sont les Abadasigana, les nouveaux rois de YaNgabire ?

La troisième édition de YaNgabire s’est achevée ce samedi au terrain Département de Bujumbura, confirmant son statut de rendez-vous majeur de la scène artistique burundaise. Des jeunes talents venus de tout le pays, notamment des provinces de Bujumbura, Gitega et Butanyerera, se sont affrontés lors d’une finale intense. Au terme des prestations, le groupe Abadasigana a décroché le premier prix, empochant ainsi 10 millions de francs bu. Mais qui se cache derrière ce nom désormais sous les projecteurs ?

L’après-midi de ce samedi, le terrain Département des sports a vibré au rythme des pas de danse des douze groupes finalistes, dans une ambiance portée par les mix du DJ Zenobino. À la fin, la règle était simple : « Haburana babiri, hagatsinda umwe » (Il ne doit y avoir qu’un seul vainqueur.)

Parmi les groupes en compétition, trois se sont hissés au podium, comme prévu, à savoir : Abadasigana, Flawless Academy et Akayazwe. Mais un autre groupe ayant fasciné le public avec ses prestations, s’est ajouté à la liste des primés : Kayanza Kids. Mais dans tout ça, un seul a su convaincre à la fois le jury et le public jusqu’au bout. La prestation d’Abadasigana, mêlant créativité, originalité, énergie et identité culturelle, a marqué les esprits et lui a valu la première place.

Quid des origines de ce groupe ?

Interrogé après la victoire, Zaboul Akimana, le représentant du groupe est revenu sur leurs débuts : « Notre groupe a commencé avec le lancement de YaNgabire. Avant, nous étions des danseurs indépendants. Nous nous sommes rencontrés pour voir comment nous unir et participer à la compétition en tant que groupe. »

Il explique que le projet s’est construit progressivement : « On a partagé des idées, chacun proposait ce qu’il pouvait apporter. Nous sommes venus avec l’amour et l’objectif de gagner, mais nous nous disions aussi que, même sans victoire, nous resterions ensemble comme groupe. » Initialement composés de huit membres, les Abadasigana sont arrivés en finale à dix, dont deux filles, Sada Irakoze et Jociah Kierra Nishimwe, très appréciées par leurs pairs masculins pour leur talent.

Un parcours semé de défis, tourné vers l’avenir

Le parcours n’a toutefois pas été une promenade de santé. « La compétition s’est déroulée en période de pluies. Parfois, nous faisions nos répétitions sous la pluie. Il y avait aussi de la fatigue, des petits chocs, parfois des mésententes, mais nous avons réussi à surmonter tous ces défis », raconte Da Ghost, l’un des danseurs du groupe.

Quant au nom Abadasigana, il n’a pas été choisi au hasard. « Ce nom reflète l’amour et l’unité qui nous lient. Beaucoup de groupes de danse moderne portent des noms en anglais ou en français. Nous voulions un nom en kirundi, facile à prononcer, qui sonne naturellement. C’est facile à retenir quand on dit ‘’Ce sont les Abadasigana qui ont gagné’’ », explique le représentant. Da Ghost précise : « Nous ne sommes pas les Abadasigana, les soldats de Mwezi Gisabo, mais un groupe qui représente les cultures africaines à travers la danse. »

Et la suite?

Après YaNgabire, le groupe ne compte pas s’arrêter là. « On s’est rencontrés presque par hasard, mais aujourd’hui nous sommes soudés. Nous allons continuer, parce que nous voyons maintenant que tout est possible », affirme Da Ghost. Les ambitions sont claires : « Nous visons aussi des scènes au Rwanda, en Ouganda, en Tanzanie, et pourquoi pas en Europe, pour faire revivre et valoriser la danse africaine », conclut-il.

La troisième édition de YaNgabire s’est donc achevée ce samedi au terrain Département de Bujumbura, confirmant son statut de rendez-vous majeur de la scène artistique burundaise. 150 jeunes talents venus de tout le pays, notamment des provinces de Bujumbura, Gitega et Butanyerera, se sont affrontés lors d’une finale intense qui a tenu toutes ses promesses.

 

Est-ce que vous avez trouvé cet article utile?

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (2)