Ce jeudi 21 mars, notre ami et confrère Jimmy Elvis Vyizigiro est décédé. Spageon Ngabo, blogueur et ami du défunt, lui rend un vibrant et poignant hommage.
Hélas ! La nuit s’épaissit. Les étoiles se voilent de tristesse. Le silence enveloppe nos pensées. Prisonnier d’une douleur lancinante, d’une incompréhension profonde. Mon cœur est désemparé. La nouvelle est tombée comme un poignard, fracassant la certitude, brisant les illusions. Mon cher collègue, Jimmy Elvis Vyizigiro, s’en va tôt. Trop tôt !
Jeune, humble, vibrant d’une énergie débordante, illuminant notre séjour, ornant de blagues et sourires chaque pas sur nos sentiers. Brillant, intelligent, toujours prêt à relever les défis, d’une détermination sans faille, Jimmy Elvis était l’autre incarnation de l’humilité, aux côtés de Cédric Bahimpundu, l’autre regretté, partit encore trop tôt, l’année passée. Sa présence, son esprit vif, animaient nos échanges, nourrissaient nos aspirations communes.
Je m’en souviens…
Début avril, 2019. Jimmy, sur le chemin de notre mission de travail à Makamba. Sur le tronçon caillouteux de Magara, les secousses du véhicule font que certains des membres de l’équipe sentent le mal de voyage. Aussitôt, tu balances un mot nouveau dans mes oreilles « akarezareza ». Nous t’avons demandé ce que ça signifiait et tu t’es marré. Uca uratweeengaaa … ureguka nyene. Après maintes tentatives de trouver par nous-mêmes la signification, tu nous as révélé que ce mot signifiait « nausée » en français. Ah ! Nous nous sommes couchés moins bêtes, ce soir-là !
Aujourd’hui, tout semble figé. Figé dans le temps et dans l’espace. Les rues de la ville me semblent désertes. Je m’imagine Peace House, l’immeuble abritant ton bureau, difficile d’envisager que tu n’es plus là. Aller voir chez Jimbere, au boulevard de l’Uprona, là aussi, tu n’y es pas. Où es-tu, mon frère Jimmy, maintenant ? Les sourires se sont évanouis, remplacés par des regards tristes et perdus. La vie semble morose, comme en attente d’un signe, d’une lueur d’espoir dans cette obscurité qui nous enveloppe.
Je blâme la mort, implacable et impitoyable, pour avoir arraché à notre monde la lumière que tu étais, frérot. Je blâme le destin, cruel, insaisissable et inexpugnable, pour avoir tranché le fil de ton existence si précieuse, si pleine de promesses.
Mais hors de moi cette colère, au-delà de la tristesse, je choisis mes précieux souvenirs de toi : ton rire contagieux, tes idées lumineuses, ton cœur généreux. Jimmy, je choisis de célébrer ta vie, de perpétuer ton héritage, mon frère, en honneur à ta mémoire.
Et peut-être, dans ce silence pesant, dans cette immobilité oppressante, je trouverai la force de faire un pas en avant, lentement mais sûrement, le restant de mes jours.

La jeunesse burundaise continue a perdre les talantuex.Apres ndayisenga Egide de BONESHA,Cedrik de Yaga et voila Jimmy elvis. C’est difficile a compredre.
Merci
Très malheureux 😭
Paix à son âme!
Il était curieux et faisait beaucoup de recherches et découvrait pas mal de choses mais il faisait parfois de mauvaises interprétations de ses découvertes. Il a par exemple affirmé que l’aéroport qui se trouvait entre la Muha et Kanyosha était le premier de Bujumbura alors qu’il était le deuxième et a été inauguré à la fin ou au milieu des années cinquante . Le premier a été aménagé dans les années trente et se trouvait à l’emplacement actuel du stade de l’indépendance (Stade Rwagasore).
La photo qu’il a présenté comme étant celle de Maconco est fausse et ne correspond pas à celles qu’on trouve dans les archives allemandes.( Elle ne vient probablement pas du Burundi). Je me demande si réellement les Barundi utilisaient du beurre rance pour leur peau comme il l’affirmait. Il me semble qu’ils réservaient ce beurre à la cuisine et utilisaient plutôt du beurre jeune pour la peau. R.I.P . On déplore sa mort prématurée.