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Innovations en TICs au Burundi : petit à petit l’oiseau fait son nid

Avec la récente naissance de Gasape, un réseau social burundais et tout le brouhaha fait autour, ma curiosité m’a poussé à le tester. Je vais vous épargner d’un article vantant ses mérites et également m’abstenir d’une critique technique. Je préfère vous emmener à la (re)découverte  de quelques entreprises ou plateformes qui, selon moi, méritent aussi un coup de projecteur. Panorama.

 Il sied d’abord de fixer les critères de choix pour expliquer pourquoi tel plateforme/app/site web/ a retenu mon attention et pas tel autre. Primo, il faut qu’il soit local et réponde à un besoin réel des Burundais. Deuxio, il faut que l’idée soit rentable ou d’une utilité publique. Tertio, il faut que la solution qu’elle apporte soit connue ou accessible dans un moteur de recherche et qu’un semblant de marketing ou de visibilité ait été tentée. J’espère que c’est plus ou moins clair et qu’aucun de mes compères informaticiens ne va se sentir vexé. Maintenant que tout a été dit, let’s go

iHelá

C’est une plateforme digitale commune pour les services financiers offerts au Burundi, tel que mentionné sur le site web. C’est non seulement un très bon site web, graphiquement parlant. Tout est nickel sur l’aspect visuel, mais j’ai trouvé cette app un peu compliquée pour un Burundais lambda. Pourquoi l’avoir choisi alors, vous interrogez-vous ? Suis-je le seul à vouloir avoir mes sous dans un endroit accessible ? Donc pouvoir faire les transactions entre Ecocash, Lumicash, ainsi que vers/via les différentes banques. Et tout cela au bout de mes doigts avec mon smartphone. Une idée de génie selon moi. Reste à savoir si cette innovation est à la portée de tout le monde. Parce que déjà avoir un smartphone et savoir l’utiliser vraiment, ce sont là deux choses différentes. 

AfriPay

AfriPay, le « PayPal burundais » propose deux sortes de comptes. Un compte personnel pour envoyer, payer et recevoir de l’argent et un compte pour les entreprises afin de pouvoir recevoir des paiements en ligne. Son utilité réside dans le fait qu’à partir d’un compte Ecocash, on peut faire des paiements en ligne sur n’importe quel site web. Je l’ai testé et les transactions semblent être faciles à effectuer. Le hic cependant réside dans le fait qu’à ma connaissance seul un site web utilise cette plateforme. Mais cela pourrait changer bientôt avec l’avènement du e-commerce et la vulgarisation des services de vente/achat des biens et services en ligne. Cela dit, malgré la montée en puissance des services tels que Baza, Tuma Express, etc, la vulgarisation de cette plateforme n’est pas pour demain car ils en sont encore au stade de passer les commandes par appel téléphonique.

Isôko

Isôko a pour mission de rapprocher l’administration des citoyens. C’est du moins ce que l’on peut lire sur leur site web flambant neuf. C’est un projet du ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, financé par le PNUD. On y découvre différentes fiches d’informations sur les procédures d’obtention des documents publics allant du passeport à l’extrait du casier judiciaire. C’est un bon début. Espérons qu’avec la version 2.0 des documents administratifs, on pourra bientôt faire les demandes et payer en ligne, et recevoir les documents sollicités dans nos mails. Why not ? Cela est possible chez nos cousins de l’autre rive de la Kanyaru.

Bref, les plateformes que je viens de passer en revue ne sont pas les grandes inventions du siècle. Quoi que lentes et encore tâtonnantes, ces initiatives constituent une petite lueur d’espoir pour la recherche des solutions « innovantes » dans le domaine des TIC au Burundi. Ne dit-on pas que « petit à petit, l’oiseau fait son nid » ?

 

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