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#YaNgabire : la vitrine des étoiles montantes du Burundi

Chaque année, YaNgabire s’est donné pour mission de mettre en lumière la créativité et le talent de la jeunesse burundaise. De la voix lyrique des enfants aux performances de danse spectaculaires, cette compétition est bien plus qu’un concours : elle révèle des artistes, forge l’esprit d’équipe, préserve la culture et inspire l’avenir du pays. L’édition 2025, entièrement dédiée à la danse, promet de nouveaux talents et des carrières artistiques naissantes, rappelant que la jeunesse burundaise est une lumière en pleine ascension. Retour sur les hauts faits de ce tremplin des talents.

La jeunesse burundaise manque souvent d’opportunité pour s’épanouir. Pourtant, certains ne demandent même pas d’un petit pouce pour voler de leurs propres ailes. Heureusement, quelques initiatives leur offrent une scène digne de leurs rêves pour éclore et faire briller leur étoile. Parmi elles, #YaNgabire s’impose comme le rendez-vous désormais incontournable de la créativité des jeunes. Plus qu’une compétition, c’est un symbole d’espoir et de transformation, où les talents se révèlent, et avec cela, l’avenir du pays se dessine. Mais quel a été le parcours de cette compétition depuis sa création ? A l’approche de sa 3 ème édition, revenons sur certaines de ses réalisations.

2023 : les prémices d’une compétition appelée à se pérenniser

La toute première édition de YaNgabire, en 2023, a frappé fort. Pensée pour révéler l’extraordinaire potentiel des enfants, elle a offert des performances surprenantes, parfois inattendues.

Les lauréats ont rapidement captivé le public :

  • Grâce Nelly Irakoze, voix lyrique d’exception
  • Carmelle Niyomurezi, maîtrise vocale impressionnante
  • Nanje Nobaho Acrobatic, un groupe d’agilité et d’expression corporelle

Mais c’est Solange, 13 ans, venue de Bururi avec son inanga, qui a offert l’image la plus marquante. Sa passion rare a ému le jury et le public, rappelant que la culture burundaise continue de vivre dans le cœur de ses enfants, prête à s’épanouir sur toutes les scènes.

2024 : énergie, émotion et originalité

L’édition suivante, en 2024, a confirmé que YaNgabire n’était pas une étape, mais une ascension :

  • Saz (Chris Ignace), rappeur au flow moderne et puissant
  • Aimée, chanteuse aux performances émotionnelles intenses
  • Fiston, jeune voix prometteuse

Parmi les finalistes, Ketty Arakaza s’est distinguée. Elle raconte :

« Vivre six jours avec des inconnus n’était pas facile. Mais nous avons appris l’unité et gardons encore le lien aujourd’hui. » Elle évoque les nuits de discussions, les repas partagés, les prières avant de dormir, et les chants collectifs… ces moments simples qui forgent un esprit d’équipe durable. « Ce qui m’a le plus marquée ? Les idées des autres, si mûres qu’elles dépassaient leur âge. Elles m’ont inspirée à composer ma propre chanson. » Et le rôle du coach fut déterminant : « Il nous a appris à organiser nos plans et à développer nos talents. Ses conseils me guident encore aujourd’hui. » YaNgabire dépasse ainsi la compétition : c’est un laboratoire d’apprentissage humain, artistique et émotionnel.

2025 : la danse à l’honneur

En 2025, YaNgabire change de tempo et met la danse sur le devant de la scène. Un choix audacieux qui donne enfin une plateforme exclusive aux chorégraphes du pays. La récompense est à la hauteur de l’enjeu : 10 millions de Fbu pour le grand gagnant.

Les demi-finales ont commencé à Butanyerera, avec trois groupes en duel :

  • Wanaafrika
  • Kayanza Kids
  • The Super Heroes

Après une confrontation spectaculaire, le jury composé de Fufude, Falasha et Vegas, a retenu :

  1. The Super Heroes
  2. Kayanza Kids

Ces deux groupes se préparent maintenant à affronter les gagnants des sélections de Gitega et de Bujumbura, dans une finale promise à l’excellence.

Le jury rappelle des règles d’or :

  • Cohérence du rythme et du style
  • Choix limité mais impactant des éléments chorégraphiques
  • Discipline, tenue et respect du temps

Chaque geste, chaque pas compte. Ici, la scène peut changer une vie.

YaNgabire : un tremplin pour l’avenir

YaNgabire n’est pas qu’un concours, c’est un incubateur de talents et de confiance. Dans un pays où la jeunesse représente la force la plus dynamique, offrir un espace comme YaNgabire constitue un véritable acte stratégique. Au-delà de la simple compétition, ce tremplin permet de développer les talents artistiques tout en offrant aux jeunes l’opportunité de se découvrir et de s’exprimer pleinement. Il contribue également à renforcer l’unité et l’estime de soi, en forgeant des liens à travers le travail collectif, le partage et la coopération. Parallèlement, YaNgabire joue un rôle essentiel dans la préservation de la culture burundaise, tout en laissant la porte ouverte à de nouvelles formes artistiques et contemporaines. Et si, dans dix ans, les artistes les plus influents du pays venaient tous de cette scène unique ? L’histoire est déjà en marche, et la lumière de ces jeunes talents continue de briller, promettant un avenir artistique et culturel prometteur pour le Burundi.

 

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