Il avait 14 ans, des rêves plein la tête et des projets qui dépassaient déjà son jeune âge : devenir ingénieur en informatique, élever des poules, construire son avenir. Le 14 juillet 2026, tout s’est brutalement arrêté au fond d’une piscine de l’Entente sportive. Six jours plus tard, sa famille lui a rendu un dernier hommage, tandis que l’enquête se poursuit pour comprendre les circonstances de ce drame qui a plongé les siens et toute une communauté dans une profonde consternation.
Quand de grands rêves s’éteignent, beaucoup de larmes coulent. Cette douloureuse réalité, la famille de Floribert Hicuburundi et de Spéciose Nizigiyimana l’a malheureusement découverte à ses dépens. Elle vient de perdre un enfant dans la fleur de l’âge. Grey ne réalisera jamais son rêve de devenir ingénieur en informatique. Il ne pourra pas non plus se consacrer à l’élevage de poules, un projet dont il parlait encore à sa mère, il y a quelque temps. Joseph Grey s’est noyé dans la piscine de l’Entente sportive, où il nageait avec ses camarades. Mais comment ce terrible drame a-t-il pu se produire ?
Nous ne disposons pas encore de tous les détails. Même les enquêtes se poursuivent, en effet. Voici ce que nous savons jusqu’à présent.
Nous sommes dans la soirée du 14 juillet 2026. Il est aux alentours de 17 heures. Comme à l’accoutumée, les séances de natation sont organisées en deux temps : les enfants nagent jusqu’à 17 heures, puis cèdent la place aux adultes. Après leur séance, ils rejoignent les vestiaires pour se changer avant de rentrer chez eux. C’est alors qu’un problème surgit : Grey est introuvable. Pourtant, ses effets personnels sont toujours là. Où est-il ? Personne ne parvient à le retrouver. Les recherches commencent, mais elles restent vaines. Une jeune fille, qui nous a raconté ces faits, retourne finalement jouer au tennis, pensant qu’il devait se trouver quelque part. Vers 19 heures, la stupeur s’empare de l’Entente sportive. Le garçon est retrouvé inanimé au fond de la piscine. Le temps semble s’arrêter. Une voisine de la famille accourt et le transporte d’urgence à l’hôpital, où les médecins ne peuvent que constater son décès. C’est ainsi que Joseph Grey Iteka, âgé seulement de 14 ans, né à Kamenge, a quitté le monde des vivants.
Des obsèques, des larmes et des témoignages
Joseph Grey a été inhumé ce 20 juillet 2026. La terre s’est refermée sur lui pour toujours. À la morgue, les pleurs, la douleur, l’amertume et l’angoisse se mêlent. Une femme, incapable de réaliser ce qui s’est passé, s’effondre au sol. Nous avons accompagné le cortège funéraire jusqu’à Mpanda, où repose désormais le jeune garçon. Il était difficile de voir à quel point la famille était éprouvée. Sa mère, profondément croyante, invite pourtant l’assistance à ne pas céder au désespoir. Selon elle, la mort n’est qu’un passage vers la vie éternelle et son fils a accompli la mission que Dieu lui avait confiée. L’un des moments les plus bouleversants de la cérémonie fut la diffusion d’un message vocal de la sœur de la victime. « Grey ico yemeye yaragishitsa » (« Grey tenait toujours ses promesses. ») Elle poursuit : « Il faisait tout pour moi et ne se plaignait presque jamais. » Ces paroles ont arraché de nombreuses larmes à l’assistance. Après ces instants d’une intense émotion, ponctués de prières, les cérémonies funéraires se sont achevées.
L’heure des comptes ?
Dans l’intervalle, dix employés, ainsi que le responsable du restaurant de l’Entente sportive avaient été interpellés dans le cadre de l’enquête, tandis que les maîtres-nageurs avaient pris la fuite. À ce jour, tous ont été remis en liberté, à l’exception d’un veilleur. Les maîtres-nageurs, eux, restent activement recherchés. Selon les informations disponibles, les enquêteurs s’intéressent à leur rôle dans le déroulement des faits, ceux-ci étant chargés de l’encadrement et de la sécurité des nageurs. À ce stade, aucune responsabilité n’a toutefois été officiellement établie. L’Entente sportive tente progressivement de se relever de ce drame qui l’a profondément marquée. Si la piscine demeure fermée, sa réouverture pourrait intervenir prochainement. Au restaurant, les clients reviennent peu à peu. Selon l’une de nos sources, OBUHA, qui exploite l’Entente sportive, a déjà effectué les déclarations nécessaires auprès de son assureur concernant ce drame. La procédure suit désormais son cours normal, en attendant les conclusions de l’enquête.
Au-delà des enquêtes qui tentent d’établir les responsabilités, une chose est certaine. Un enfant de 14 ans ne rentrera plus chez lui. Un cartable restera fermé, des cahiers ne seront plus ouverts, un rêve d’ingénieur s’est englouti dans les eaux d’une piscine. Derrière les chiffres et les documents de l’enquête en cours et les procédures administratives, il y a un prénom, un visage, une famille brisée. Paix à l’âme de Joseph Grey Iteka !
