Au centre-ville, les coupures d’eau répétées bouleversent le quotidien des travailleurs. Toilettes inutilisables, hygiène compromise, stress et désorganisation s’installent dans les bureaux, galeries et lieux publics. Plus qu’un simple désagrément, ces interruptions mettent en danger la santé et la dignité de personnes. Chaque jour sans eau transforme les gestes les plus simples en épreuves et rappelle l’urgence d’une gestion responsable du service public.
Lorsque l’eau de la Regideso est coupée au centre-ville, ce n’est pas seulement un service qui s’interrompt. C’est toute la vie quotidienne de milliers de travailleurs qui se dérègle. Les corps sont mis sous pression, les lieux de travail sombrent dans l’insalubrité, et un malaise silencieux s’installe dans les toilettes, les bureaux et les galeries commerciales. Au centre-ville, l’eau est le nerf invisible de tout. Quand elle disparaît des robinets, ce sont les gestes les plus simples qui deviennent compliqués : aller aux toilettes, se laver les mains, rester propre pendant une journée entière de travail. Dans les galeries commerciales et les bureaux, l’absence d’eau transforme les toilettes en zones sensibles. Ce qui devait être un espace banal devient soudain une source d’angoisse. Cette insécurité ne se voit pas toujours : elle se vit dans le silence, dans la gêne, dans l’attente. Lorsqu’il n’y a pas d’eau dans les toilettes, il ne s’agit pas seulement d’un problème d’odeur ou de propreté. C’est une insécurité sanitaire et humaine. Sans eau, impossible de tirer la chasse, de se laver les mains ou de garantir un minimum d’hygiène. Pourtant, les travailleurs continuent d’affluer, les clients continuent de passer, et les corps continuent de fonctionner. Le centre-ville ne s’arrête pas parce que l’eau est coupée.
Le quotidien compliqué des travailleurs
Face aux coupures d’eau, les gérants des galeries et des bureaux prennent généralement deux décisions. Il y a d’abord ceux qui ferment les toilettes. Ils le font pour éviter les odeurs nauséabondes, préserver la propreté des lieux et protéger les usagers. Cette décision est compréhensible, mais elle a un coût humain. Fermer les toilettes en pleine journée de travail, c’est demander aux travailleurs de retenir ce que le corps refuse de retenir, comme si la vessie et les intestins pouvaient obéir à une décision administrative. La deuxième option consiste à laisser les toilettes ouvertes, même sans eau. Dans ce cas, chacun se débrouille. Le désordre s’installe, les lieux se dégradent et l’insalubrité devient collective. Dans les deux cas, les usagers sont perdants.
Des risques sanitaires certains
Au centre-ville, de nombreux travailleurs, surtout des femmes, quittent leur poste pour chercher une toilette propre ailleurs. Elles entrent dans des hôtels, des restaurants ou des cabarets dits « de classe ». Elles marchent, négocient parfois l’accès et perdent un temps précieux de travail. Mais elles ont raison. Car rester sur un lieu de travail sans toilettes fonctionnelles, c’est accepter l’inconfort, la saleté et parfois l’humiliation. Et personne ne devrait avoir à choisir entre son emploi et sa dignité.
Les coupures d’eau augmentent également les risques sanitaires. Sans eau, le lavage des mains devient impossible, les surfaces restent sales et les bactéries circulent. Le choléra, les infections et d’autres maladies ne tombent pas du ciel : elles naissent aussi du manque d’hygiène. Les femmes, notamment celles qui doivent s’asseoir sur des toilettes sales ou improvisées, sont encore plus exposées. Ce sont des risques bien réels, pas de simples hypothèses. Pourtant, ils restent peu discutés.
L’urgence d’agir
Couper l’eau au centre-ville n’est pas un simple geste technique, mais une décision aux lourdes conséquences humaines. Elle désorganise le travail, fragilise la santé publique et impose aux travailleurs des conditions indignes. L’eau est un droit fondamental et une condition minimale de travail décent, non un luxe. Sans anticipation ni solutions alternatives, les coupures exposent les usagers à des risques sanitaires évitables. La Regideso et les autorités ont la responsabilité d’en mesurer l’impact et d’y répondre.

c’est pas un problème à régler à Bujumbura mais aussi à Gitega c’est pareil, il faut vraiment penser à y remédier sinon il n y aura pas de développement si on va au travail sans prendre une bonne douche, et qu’on doit éviter de boire de l’eau pour ne pas être obligé de se retenir tout au long de la journée ou pire encore ne pas se laver les mains chaque fois qu’on en a besoin .
les autorités doivent faire quelque chose.