Armel Uwikunze, président et représentant légal d’AJEBUDI, et Spageon Ngabo, directeur exécutif de Yaga Burundi, ont été reçus en audience, le 19 octobre, par la ministre de la Communication et des Médias, madame Evelyne Butoyi. L’échange qui fait toute la différence.
Au programme : l’expérience de Yaga dans le numérique, l’éducation aux médias, la place des jeunes dans la vie du pays et des communautés, et le rôle des médias dans la promotion de l’image du Burundi.
Une visite de courtoisie, certes, mais pas que. Les deux responsables en ont profité pour présenter Yaga et Yaga Academy, les deux principales initiatives de l’Association des Jeunes Burundais pour le Développement Inclusif – AJEBUDI. Et pour rappeler quelques chiffres : plus de dix ans d’existence, et plus de 1,6 million de followers sur l’ensemble des plateformes. De quoi faire de Yaga le média en ligne le plus suivis du pays.
Informer, c’est bien. Expliquer, c’est mieux
“Yaga se situe quelque part entre le blogging et le journalisme classique, avec une approche résolument numérique pour parler à des publics variés” ; a tenu a souligner Spageon Ngabo. “Là où d’autres se contentent de collecter, traiter et diffuser l’information, Yaga mise sur l’éducation : il décortique, explique, remet en contexte, pour que chacun comprenne vraiment ce qui se passe” ; telle est la précision apportée par monsieur Armel Uwikunze, comme pour compléter la précédente description.
Les deux représentants d’AJEBUDI-Yaga convergent sur la cible numéro un visée par les plateformes Yaga ; ce sont les jeunes. L’idée : “leur proposer des contenus qui les aident à devenir des citoyens utiles à leur pays et aux communautés dans lesquelles ils vivent” ; souligne Armel Uwikunze.
Cet engagement n’a pas laissé la ministre indifférente. Madame Evelyne Butoyi a salué le travail de sensibilisation et de changement des mentalités mené auprès des jeunes, et a encouragé l’équipe à renforcer la communication numérique et l’éducation des jeunes.
Quand le numérique change la donne pour les médias
À l’ère des TIC, impossible de traiter et de présenter l’information comme avant. Les habitudes et les attentes du public ont changé, autant les médias doivent s’adapter. C’est précisément là que Yaga peut apporter son expertise.
“Ce savoir-faire, Yaga le partage déjà. L’organisation accompagne d’autres médias dans leur transition vers le numérique depuis 2019, y compris hors du Burundi : en RDC avec Habari, au Mali avec Benbere et au Bénin avec ses partenaires locaux” ; explique Armel.
Modèle économique : la question qui fâche (un peu)
Les échanges ont aussi porté sur l’éducation aux médias et à l’information, ainsi que sur l’apprentissage des usages du numérique chez les jeunes. Pour madame Evelyne Butoyi, “la stratégie qu’a adopté Yaga représente une grande opportunité pour les audiences burundaises, en particulier les jeunes, pour se former et s’informer à propos de leur exploitation des outils et plateformes numériques. Ils en ont beaucoup besoin.” Autre sujet sur la table : comment faire vivre un média numérique ? Modèle économique, monétisation des contenus, viabilité… Ces questions que tous les acteurs du secteur se posent ont été également abordées, dans le cadre de cette rencontre.
L’image du Burundi, un projet qui tient à cœur à la ministre
La contribution des médias numériques au rayonnement et à l’image de marque du Burundi a été au cœur de la discussion. La ministre Evelyne Butoyi a d’ailleurs exprimé un souhait clair : voir Yaga mettre son expertise au service de la promotion de l’image du pays, un projet que son ministère porte avec conviction. Elle a également réitéré son soutien aux initiatives médiatiques et sa volonté de renforcer la collaboration avec les différents acteurs du secteur.
Au-delà de la discussion du travail de Yaga, la ministre fait noter que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’un dialogue continu sur l’avenir des médias burundais. Un avenir où l’innovation, l’éducation aux médias et la capacité à parler aux jeunes feront, certes, toute la différence.
