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Au nom de Bacchus, enjaillons-nous, mais en toute sécurité

Au pays du tambour, les fêtes de fin d’année, on ne vous apprend rien, sont abondamment arrosées.  Fiesta par ici, fiesta par-là, l’alcool coule à flots et beaucoup de gens forcent sur la dive bouteille sans se soucier du lendemain. S’il faut fêter comme il se doit ces moments, on ne doit pas forcément le faire aux dépens de sa santé et/ou de sa sécurité. Est-ce possible de boire safe ? Un buveur « chevronné » livre quelques astuces. 

Uwanyoye ni we anywa (Qui a  bu boira), disent souvent les amateurs de la sainte mousse. Quel buveur penserait à passer la Saint-Sylvestre sans s’en jeter une ou plutôt plusieurs? Quel adorateur de Bacchus imaginerait passer Noël lucide comme un pasteur de l’église Adventiste du 7ème jour de Mabayi ? Au pays où Gusoma (boire) s’apparente à un acte de communion très ancré dans les habitudes des Burundais, célébrer les fêtes de fin d’année revient à s’imbiber d’alcool du matin au soir sans se reposer pour beaucoup de gens. Parfois, la fiesta dure plus d’une semaine, de Noël à la fête de fin d’année, certaines  gens boivent comme si leur vie en dépendait. 

Que les choses soit claires. On n’est pas contre les gens qui font la fête. La vie est trop courte pour passer son temps à se morfondre dans les tracas du train-train quotidien. Oui, parfois on boit un verre de trop, pourvu que cela ne devienne pas une habitude. 

Boire responsable ? Oui, ça existe !

A quoi bon ingurgiter 10 bières la journée alors que la soirée sera longue ? La question mérite une réflexion, car il y en a de plus en plus qui font du « gong unique », c’est-à-dire boire depuis la matinée pour continuer jusque tard dans la soirée, sans interruption. A Noël, après la messe (pour ceux qui sentent le besoin de prier), direction : le bistrot. Et cela sans avoir mangé. A peine est-il 15h que les moins avisés commencent  à « écrire le 8 » (c’est-à-dire marcher en titubant à cause de l’alcool, les Burundais connaissent sans doute l’expression). L’après-midi du 31 décembre est synonyme du coup d’envoi des beuveries qui peuvent durer 2 ou 3 jours, avec peu ou pas de repos. Entre temps, certains vont gerber d’autres se retrouvent dans le pétrin, avant même que le réveillon du nouvel an ait sonné, tout ça parce qu’ils ne savent pas contrôler leur consommation d’alcool. 

Pour les soiffards, la première règle à observer est que pour un buveur avisé, la période les fêtes de fin d’année n’est pas un sprint ou une course de fond, mais un marathon. L’important n’est pas de courir vite, mais d’arriver à destination sain et sauf. Buvez à un rythme modéré. Les tournées peuvent s’enchaîner, mais vous seul connaissez vos limites. A quoi bon se retrouver dans les toilettes à vomir ses tripes alors que les amis sont en train de danser et de s’amuser ? Faites attention, l’enchaînement des « shots sur shots », pour ceux qui prennent des spiritueux, peut vous coûter cher. Allez-y mollo sur la bouteille. Mangez d’abord avant de boire, et plus important encore : buvez de l’eau régulièrement après 3 ou 4 bouteilles. 

Le K.O ou continuer la fête ?

La deuxième règle est de ne pas mélanger les boissons alcoolisées. Il y en a qui tombent dans les vapes (coma éthylique) après avoir mélangé liqueurs, vins et bières. Vous ne voulez pas vous retrouver à l’hosto le jour de la Saint-Sylvestre ? Eh bien, consommer une seule sorte de bière, c’est plus facile de contrôler ce qu’on a bu ainsi. A la limite, pour clore la fête,  jetez-vous un doigt de Whisky, mais pas toute une bouteille, mais surtout ne conduisez pas après.  Ce conseil s’adresse surtout à ceux qui ne restent pas dans un seul endroit, ceux qui, pour bien fêter, sentent le besoin de faire la tournée des bars. Souvent, c’est un groupe d’amis qui partagent une voiture. A eux on dit : choisissez un ami qui ne boit pas qui vous peut servir de chauffeur, le temps de ces méga-fêtes. Les accidents sont vite arrivés, et les fêtes, il y en aura sûrement d’autres dans votre vie. 

Encore un conseil : après une bonne cuite, ne vous mettez pas en tête de vouloir prolonger la fête alors que vous venez de rentrer à 7h00 du matin. Reposez-vous, et de préférence au lit. Donnez à l’organisme le temps de « se refaire une santé ». Souvent, pendant cette période, on voit de hommes-zombies, plus morts que vivant, trimbaler dans les bistrots 2 jours d’affilée, sans se reposer. Ce n’est pas la bonne manière de procéder car vous allez vous retrouver K.O (Knock-out ou assommé) au sens propre, alors que les autres continuent de s’amuser comme si de rien n’était.

Un homme averti…. 

 

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