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Conseil national de la jeunesse: à quoi peut-on s’attendre ?

Les nouveaux dirigeants du Conseil National de la Jeunesse du Burundi (CNJB) viennent d’être élus pour un quinquennat. Un blogueur de Yaga avait écrit sur les différents défis que vit cette organisation. Nous notons toutefois que la plupart des jeunes ne savent pas ce que c’est, ni son rôle dans le pays, encore moins ses réalisations depuis son existence. Le point.

Créé en 2003, le Conseil National de la Jeunesse du Burundi (CNJB) est un cadre de rencontre des jeunes du pays, jeunes politiciens et non-politiciens, religieux et non-religieux, tous, peu importe leurs centres d’intérêts, sont éligibles à y participer. Ce conseil sert également d’interlocuteur entre la jeunesse burundaise et le gouvernement par le plaidoyer et propose des pistes pour les aider à relever certains défis de leur quotidien.

Quid des réalisations ?

« Plusieurs activités ont été réalisées : des formations sur la citoyenneté et le patriotisme, la consolidation de la paix, la cohésion sociale surtout pour les jeunes affiliés de différents partis politiques », souligne Samson Ndihokubwayo, porte-parole du CNJB. Pour lui, c’est un succès. Il y a eu la sensibilisation des jeunes pour la promotion des coopératives afin d’obtenir facilement un crédit pour leur projet. Dans la même lancée, il y a eu la banque des jeunes. «C’est une grande étape que nous avons franchie. Mais nous sommes toujours en arrière par rapport à d’autres conseils de la Communauté est-africaine», poursuit-il.

Un regard chez nos voisins

Commençons par la Tanzanie. Une loi ministérielle portant sur l’organisation et le fonctionnement de ce conseil existe depuis sept ans. Pourtant, le CNJ n’a jamais eu d’organes. « Il en existe un à Zanzibar, mais c’est considéré comme l’aile des jeunes du parti au pouvoir », explique un jeune activiste tanzanien.

Au Rwanda, le comité national est élu par les responsables provinciaux, communaux et des collines. Ces derniers sont, à leur tour, élus par des jeunes de la localité. Un activiste rwandais fait savoir que leur conseil est un organe de l’état et possède un site web, où sont partagées des opportunités offertes aux jeunes et d’autres informations y relatives. En RDC, « le CNJ possède une loi ministérielle datant du 31 décembre 1999 et collabore avec les organisations locales. Son existence se fait remarquer par leurs diverses activités », raconte une étudiante congolaise.

Au Burundi, les nouveaux élus ont encore du pain sur la planche, mais surtout différents défis à relever. Les conseils nationaux d’autres pays pourraient servir d’exemple. Quant à nous, jeunes burundais, comme disait Rwagasore, on vous jugera par vos actes.

 

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