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Circulation routière : le poliscan n’est pas une baguette magique

Souvent, on se demande si les automobilistes burundais savent réellement quand faire usage du klaxon. Au hasard de leur humeur, ils klaxonnent, mais ce n’est pas que ça. Certains zigzaguent au milieu de la chaussée, d’autres doublent par la droite puis ralentissent avant de déboîter de façon improvisée. Ce n’est pas le poliscan qui va mettre fin à ce capharnaüm qui règne dans la capitale économique.  Ce blogueur est excédé.

Conduire à Buja est une vraie galère. Je ne sais pas quel souvenir vous en gardez, mais moi qui y réside depuis quelques années, je suis sidéré à chaque fois par ce désordre créé par tous ces chauffards ! Les autorités ont eu cette idée géniale de nous amener ce dispositif qui attrape ceux qui roulent à tombeau ouvert et d’autres fautes au volant. C’est bien et on espère que le nombre d’accidents va diminuer. Mais Poliscan ou pas, certains comportements de nos conducteurs ne vont pas changer du jour au lendemain.

La bataille des klaxons

Voilà ce qui m’est arrivé dans l’après-midi du 30 juin 2022. 16h, je suis dans un bus de transport en commun quittant le nord de la capitale pour le centre-ville. Quelques minutes après, on tombe dans un embouteillage monstre à la jonction de la chaussée du Prince Louis et de l’avenue de la JRR. 

Tous les conducteurs sont pressés. Les esprits se chauffent. Tout le monde se livre à une bataille acharnée pour se frayer un passage. Une seule arme pour tous : le klaxon. Le vacarme des klaxons nous assomme littéralement. Ce bruit incessant se transforme en un fond sonore insupportable, un bourdonnement qui n’en finit pas. On a l’impression que la tête va exploser dans ce combat de coqs où personne ne veut céder le passage à l’autre.

Conduire à la burundaise, il faut le voir pour le croire

Certains conducteurs se comportent en voyous du volant ! Personne ne prête attention à ce qui passe derrière, devant ou à côté. Les uns discutent  tranquillement au milieu de la chaussée. D’autres parlent au téléphone ou allument une cigarette en conduisant.

Les bus de transport en commun, eux, s’arrêtent n’importe où pour débarquer  les passagers. D’autres bloquent la circulation pour faire leurs courses, provoquant l’hystérie de la meute derrière et un concert de klaxon.

Pour le bien de la sécurité routière, tout ceci doit changer. Même si c’est un bon début, le Poliscan ne va pas résoudre tous les problèmes. La contrainte n’étant pas toujours efficace, il faut penser à d’autres moyens pour rendre nos routes « safe ». Ici, je fais allusion à la prise en compte de la sécurité routière dans la construction des infrastructures, la sensibilisation et l’éducation, comme le disait un expert qui s’est exprimé récemment sur ce sujet.

 

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