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Ruyigi : les coopératives Sangwe peuvent compter sur l’appui du PNUD

En province Ruyigi,  le soutien du PNUD aux coopératives Sangwe vient sous forme de formations à l’organisation et la gestion rationnelle des activités à l’endroit des représentants. L’apport de cet organisme onusien va aussi dans la valorisation et la transformation des récoltes. Le point avec ce blogueur. 

Les sociétés coopératives Sangwe s’inscrivent dans la politique basée sur l’agropastoral comme pilier du développement du Burundi. Régies par la loi n° 1/12 du 28 juin 2017, elles ont commencé les activités en 2019 avec la mise en place de l’Agence Nationale de Promotion et de Régulation des Sociétés Coopératives du Burundi (ANACOOP). Cette dernière est chargée du contrôle, du suivi et de la régulation des activités de ces coopératives.

Pour démarrer les activités, chaque colline a reçu un crédit de 10 millions FBu. Comme le début n’est pas toujours facile, ces coopératives ont rencontré certains défis. Ainsi, le PNUD est intervenu par biais du Programme pays 2019-2023 où son deuxième objectif réserve une grande place à la décentralisation et au transfert des compétences aux communes, grâce notamment à l’élaboration des plans communaux de développement communautaire (PCDC).

Dans la province Ruyigi, les coopératives Sangwe se réjouissent de l’apport et du soutien du PNUD.

L’organisation rationnelle rime avec l’accroissement de la production

C’est un avant midi. Il fait beau temps quand nous arrivons sur la colline Ntunda de la zone Mubavu, commune Bweru. Tout près de la RN13, s’étend un domaine de 2,5 hectares de la coopérative Sangwe Ntunda Bweru I. Nous rencontrons les membres de la coopérative dans le champ de maïs. Ils sarclent avec entrain.

Sous la direction d’Anne Miburo, la coopérative compte 39 membres. Ils cultivent principalement le haricot, le maïs et le riz. La coopérative entretient aussi une pépinière de caféiers. Avec l’élevage de 6 vaches et 32 porcs, ils obtiennent facilement du fumier pour leurs champs.

Par le biais du Fonds National d’Investissement Communal (FONIC), le PNUD a offert une série de formations aux représentants des coopératives de Ruyigi : « On a acquis des connaissances en rapport avec le leadership organisationnel, les meilleures techniques culturales, la gestion et la valorisation des récoltes. Ainsi notre coopérative est bien organisée. Nous savons bien gérer notre patrimoine et notre récolte a quadruplé »,  se félicite Mme Miburo, l’une des bénéficiaires de ces formations.

Une avancée significative dans la valorisation des récoltes

Avec l’augmentation de la production des différentes coopératives de la province Ruyigi, l’urgence a été de trouver un moyen de conserver et de valoriser les récoltes.

Appuyée par les communes de Ruyigi, la fédération des coopératives a mis des actions au sein de la société Sangwe Imbura Ruyigi (SIRUY-surl), à raison de 1million de Fbu par coopérative. Avec le soutien matériel et technique du PNUD, SIRUY-surl a construit à Rusengo une usine moderne de minoterie et de décorticage du riz, avec un hangar de stockage.

Pendant la visite guidée des infrastructures de l’usine en fin de construction, Clément Sibomana, président de la fédération des coopératives de Ruyigi nous a vanté les capacités de production des machines offertes par le PNUD : « On pourra décortiquer 600Kg de riz par heure et moudre 1 tonne de maïs par heure. Avec cette usine, plus de 150 emplois seront créés », annonce-t-il fièrement. 

 

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