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Bon à savoir : les manquements dans la fourniture des services financiers sont punissables

Si vous avez déjà été dans une banque et que tout n’a pas bien marché, si vous avez déjà eu des désagréments liés au « customer care » ou par rapport aux services financiers sollicités, vous devriez alors lire cet article.  

Ama banque yo mu Burundi ga mana !  (Bon Dieu, les banques du Burundi !). Cette plainte, nous sommes nombreux à l’avoir déjà entendu dans la bouche des clients des institutions bancaires de Bujumbura et de l’intérieur du pays. 

Arriver dans une banque. Faire la queue pendant un bon bout de temps. Demander un service auquel on a droit et ne pas avoir gain de cause. Demander des informations et ne pas avoir l’attention méritée ou avoir des réponses pour le moins malhonnêtes ou incomplètes. De même, il est courant de voir quelqu’un, jouant de ses relations, être servi avant toi alors que tu es arrivé bien avant lui. Ce sont là toute une série de désagréments que subissent ceux qui sollicitent les services bancaires et ou financiers. 

Ici, je ne parle pas de quand vous vous faites bouffer votre argent et que le remboursement ne se pointent pas à temps, ou jamais. Je ne parle pas aussi des fois où les guichets automatiques ne fonctionnent pas. Il arrive très souvent qu’on se pointe devant un ATM pour retirer de l’argent. Non seulement ces foutues machines ne donnent rien, mais en plus elles « avalent » la carte de retrait et on rentre bredouille. 

La bonne nouvelle, c’est que depuis un moment, certains de ces manquements sont sujets aux sanctions.

Mais quelles sanctions pour quels manquements ?

Sans être exhaustif concernant les manquements punissables, la dernière  circulaire de la BRB rappelle que dans la fourniture des services financiers, tout n’est pas permis. Certains manquements sont tout simplement répréhensibles. La circulaire est là pour rappeler que nous avons le droit de réclamer lorsque nous  nous sentons lésés par l’un ou l’autre fournisseur des services financiers. 

Par exemple, la circulaire nous renseigne qu’en cas de traitement non équitable et/ou malhonnête du consommateur par le fournisseur de ces services, des sanctions disciplinaires aux dirigeants et/ou sanctions pécuniaires de 0,25% du capital minimum obligatoire sont prévus. Les mêmes sanctions s’appliquent aussi en cas de traitement non professionnel du consommateur. 

Les sanctions, c’est aussi lorsqu’il y a interruption des services des guichets automatiques de billets (GAB) ou d’autres canaux d’offre automatique de services financiers pour des raisons autres que les services de maintenance ou une urgence qui échappe au contrôle du fournisseur. Ceci vaut aussi en cas  d’omission d’information sur la période d’entretien des ces guichets automatiques et d’indications d’autres GAB en service ainsi que des numéros de téléphone à contacter pour plus d’informations ainsi que l’omission d’informations sur les alternatives disponibles en cas de discontinuité du fonctionnement des systèmes d’exploitation. Ici aussi, sont prévues les sanctions disciplinaires aux dirigeants et/ ou sanction pécuniaire de 0,25% du capital minimum obligatoire.

Autant de manquements et sanctions applicables, et ce n’est pas exhaustif, qui sont là mais qui, dans la plus part des cas, sont inconnus du grand public. 

Chers Burundais, ceci est comme un clin d’œil à l’endroit de nous tous qui subissons ces manquements. A la banque mère, auteure de cette circulaire, de s’assurer que ses directives sont bien respectées et que les plaintes portées à sa connaissance sont suivies d’effet. 

Pour plus d’informations sur les sanctions à l’encontre de ces manquements, la circulaire est à lire par ici.

 

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