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Camp d’été Yaga : nostalgie…

Il y a deux ans Yaga organisait un encadrement pour les jeunes en vacances. Le camp d’été Yaga semble avoir été un déclic pour une vision optimiste du développement personnel et collectif des jeunes pour ce blogueur. Un participant nous en parle, mais avec quelle passion ! Ne perdez aucune miette de cet « épitre »

Je m’en souviens comme si c’était hier. L’expérience m’a laissé ses marques les plus indélébiles. C’était un avant-midi d’un bel été bien ensoleillé. Dix heures pile, j’étais sur place. Mon mail de confirmation m’obligeait d’être à l’heure. Moi qui sortais d’une période d’examens de fin d’année assez compliquée, j’avais juste besoin d’une occupation, de vacances moins dépensières surtout. Et le  camp d’été Yaga, avec une accommodation entièrement assurée, s’est avéré être le jackpot. 

Je me souviens des visages de ces jeunes venus de tous les coins du pays, du plus reculé au plus huppé de la capitale. Des hommes et des femmes, presque tous des inconnus, bien assis sur les petits bancs du terrain de football de l’école secondaire SOS attendant l’ouverture officielle du camp. Tel des élèves internes, on attendait impatiemment la rentrée en bavardant. Contrairement à certains qui s’étaient munis de grosses valises, avec mon petit sac à dos, j’avais l’impression de ne pas avoir pris l’affaire au sérieux. J’y étais quand-même, c’était le plus important.

Quand les bels esprits se rencontrent, au diable les clivages habituels 

Au début, un programme si chargé nous avait inquiété. Les deux semaines allaient durer une éternité, vu ce programme. Finies les siestes et les grasses matinées habituelles à domicile. On travaillait en groupes ; des groupes de travailleurs acharnés formés au hasard sans aucune affinité prise en compte. Quand les bels esprits se rencontrent, au diable les clivages habituels de notre société et bonjour l’humanisme. De cet humanisme sont nées des amitiés et des associations qui jusqu’à maintenant me donnent une certitude d’un bel avenir pour mes camarades du camp. Les signes avant-coureurs de cette réussite défilent chaque jour devant nos yeux. Il suffit juste de visiter Facebook ou twitter.

Malgré un départ hésitant, au bout de quelques jours l’ambiance était devenue propice à l’entente et la convivialité. Nous étions presque tous tombés amoureux du programme. Comment ne pas l’être dans un tel climat de joie et de liesse entretenu par des formateurs aussi enthousiastes ? Là je me rappelle de notre grand coach motivateur (un esprit cultivé, il faut le préciser) avec ses belles séances au réveil comme au coucher. Il nous parlait toujours du verbe « oser » et revenait toujours sur le sujet comme le forgeron qui ne cesse pas de battre le fer avant d’avoir eu le résultat escompté. Aujourd’hui, ses paroles résonnent toujours en moi comme un leitmotiv nourrissant continuellement mes ambitions. 

Personnellement apprécié par la diversité des talents que je côtoyais chaque jour, j’étais au summum de mon émerveillement intellectuel. Qui a dit qu’on devait toujours exprimer son émotion avec de simples mots ? Il y avait la poésie et la danse pour nous prouver le contraire, mais de quelle manière ! D’autres avaient les mathématiques dans leurs veines, la comédie dans leurs manières d’être. Ceux qui jouaient au timide au début se sont révélées plus enthousiastes et ceux qui semblaient être muets étaient en fait les plus bruyants du camp.

Au courage de lion, ajoutez la souplesse de la panthère 

Aujourd’hui, je garde un espoir de revivre encore une fois ces moments. Et j’implore les organisateurs du camp, non pas parce que je veux y retourner (quand bien même ça m’enchanterait) mais pour d’autres jeunes qui, depuis deux ans, ratent l’une des plus belles occasions d’apprendre des autres. La chance de visiter la pépinière des projets, l’opportunité d’être en contact avec les autres jeunes aux esprits cultivés et aux cerveaux brillants.Une véritable immersion dans la sphère d’idées de développement aussi bien personnel que collectif. 

Et à ceux qui ont déjà eu la chance de vivre l’expérience, je vous souhaite un bel avenir. Gardez vos ambitions chaudes bouillantes. Au courage de lion que vous avez déjà, ajoutez la souplesse de la panthère. Au final, vous aurez sans doute une belle histoire à raconter.

 

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