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#ThePoliticianWeWant : à Murwi, le rêve d’un leader modèle

Située au Nord-Ouest du Burundi, la commune de Murwi est l’une des six communes de la province de Cibitoke. Elle est limitée par les communes comme Rugombo, Mugina et Mabayi au nord, Bubanza au sud, Bukinanyana à l’est, Buganda à l’ouest. Pour la jeunesse du coin, le nouveau leader doit unifier la population, gage du développement durable.

Sur la RN5 vers la province Cibitoke, en quittant la province Bubanza, on passe tout d’abord en commune Buganda. On est à 50 km de Bujumbura. À la cinquième avenue de la commune Buganda, on bifurque par la RP 107 jusqu’au monument qui souhaite la bienvenue dans la commune Murwi.  Juste à 150 m de la pancarte, on croise un couple de cultivateurs. Les houes sur les épaules et un enfant au dos de sa mère, Vianney, 32ans  et Jeanine, 29 ans, tous deux sont natifs de la commune Murwi. 

Vianney est membre du parti CNL. Il se confie : « J’aime beaucoup mon pays. Pendant la guerre de 1993, je n’ai pas eu le courage de fuir, je ne voyais pas où aller et faire mon métier de cultivateur en toute sécurité, je suis resté avec mes parents pour prendre soin de nos terres cultivables. Aujourd’hui, je cultive et je prends soin de ma famille. Le développement est bien remarquable dans ma famille grâce à nos récoltes.»

Tout souriant, il ajoute : « Ma femme Jeanine peut le témoigner, nous sommes heureux et satisfaits de ce que nous avons. Nous envoyons nos enfants à l’école. Je sais bien que notre parti est l’opposant du pouvoir actuel. Parfois les membres des partis d’opposition sont persécutés ici et là mais nous aimerions vivre dans un pays tous unis. Les dirigeants doivent savoir que nous sommes tous Burundais et que devrons vivre ensemble, il faut qu’ils travaillent pour tous avec impartialité. On aimerait vivre dans un pays où la dignité humaine est garantie. Comme ça, on cultivera nos terres tranquillement. Le progrès sera à notre porté. » 

La jeunesse à l’esprit battant

À 10km de la RN5, après avoir traversé tout un paysage caractérisé par des monts et vallées habités reflétant l’image de l’activité principale qui est l’agriculture, on touche le chef-lieu de la commune Murwi. On surprend Evelyne à l’école fondamentale construit en 2017 se trouvant tout près des locaux de l’administration de la communale. Elle est avec quelques camarades dans la classe en train de réviser ses cours car c’était un jour férié. Elève de 21 ans, elle raconte : « Si je fais mes études, c’est que j’ai l’espoir de les finir. J’aimerais demander à l’Etat de mettre des programmes qui nous aident à s’auto-développer avec un entreprenariat pratique pas théorique. On est conscient que c’est quasiment impossible que tous les élèves qui finissent les études aient du travail mais ce qui est bon pour nous, c’est de nous faciliter la tache pour avoir des capitaux car c’est le plus difficile. On a entendu qu’il a désormais une banque des jeunes, il nous faut des formations vers la fin de nos études, lesquelles vont nous aider à créer nos propres projets. »

Pour Marguerite, institutrice de 30 ans qui habite les localités où les locaux de l’administration communale sont érigés, il est louable que l’Etat ait construit beaucoup d’école, encore faudrait-il qu’il mette de l’eau potable dans ces établissements mais également dans les habitations surtout sur le chef-lieu de la commune. « Nous avons de l’électricité mais pas d’eau potable, nous achetons un bidon de 20 litres d’eau à 100 fbu, vous comprenez très bien que quand il s’agit d’utiliser 5 bidons par jour, et pendant un mois c’est autre chose. Nous demandons à ce qu’on puisse nous aider à avoir de l’eau potable dans notre commune et dans les quartiers en cours de construction. Sans eau potable, on est à risque de plusieurs sortes de maladies. »

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En sillonnant le petit chef de lieu de cette commune, autour d’un verre dans un bar à côté du casino, les fonctionnaires et entrepreneurs s’échangent en attendant leurs brochettes en grillade. Gildas de 35 ans et Stany 34 ans, enseignant et commerçant de cette même commune Murwi, bien que du parti au pouvoir, ils confient attendre du nouveau leader un esprit unificateur. « Ce que nous voulons de plus est que le nouveau dirigeant unisse le peuple burundais, celui qu’il nous apprenne à nous développer, qu’il soit réellement notre guide, notre lumière pour un développement durable…En peu de mots, un leader modèle et bâtisseur pour notre pays.».

Cette commune est parmi les plus fertiles au pays. « Un bon dirigeant doit aussi penser à établir des entreprises pour la transformation pour la conservation et l’écoulement de nos récoltes. Cela fait partie de nos premières nécessités car une grande partie de nos récoltes surtout les fruits pourrissent. Ce qui donnera aussi de l’emploi aux jeunes en chômage », soulignent-ils. 

Selon le recensement général de la population de 2008, la commune a 82.235 habitants dont 50,5 % d’hommes et 49,5% de femmes vivant sur une superficie de 257 km² avec une densité de la population avoisinant à 320,4 hab/km². Administrativement, la commune est repartie en 5 zones dont : Murwi, Buhindo, Buzirasazi, Buhayira et Ngoma établies sur 27 collines. En grande partie, la population vit par l’agriculture, l’élevage et surtout le commerce de leur récolte faite par les bananes, les fruits et les légumes. Elle est très spécialisée dans la brasserie traditionnelle de la bière de banane. On appelle souvent la commune de la banane.

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