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La politique burundaise comme un jeu de basketball

Le futur président du Burundi accédera à ses nouvelles fonctions ce 18 juin 2020. Il y a de cela un mois, un All-star Games pour désigner le gagnant avait eu lieu. Sept politics players s’étaient inscrits à la compétition. Si parfois le jeu du panier laisse une grande place au hasard, cette fois, seuls les numéros 1 et 23 seront les grands favoris.

Le choix des numéros

Jour-10. Neva et son équipe, triple champion, semblent invincibles. Numéro 1, meneur au poste 1, il est le joueur qui dirige le jeu en attaque. C’est lui qui monte la balle à travers le terrain et annonce les différentes tactiques à mettre en place. Il sert de relais du regretté coach « Sogo » sur le terrain. On l’a vu. Il est capable de tirer vraiment, vraiment bien.

Quand on parle du ballon orange, le numéro 23 est carrément sacré. Porté par les plus grandes stars que la NBA ait connues, ce numéro n’était vraiment pas populaire dans le monde de la politique. Comment Rwasa a-t-il eu ce numéro ? Nul ne le sait. Son contrat avec son équipe FNL résilié, il est devenu un free agent, joueur autonome depuis 2010 pour former sa dream team en 2019, les Inyankamugayo, qui viennent de subir un cuisant revers. Fort de ses performances en tant qu’ailier fort, le numéro 23 traînera de juridiction en juridiction et ne s’arrêtera qu’après une défaite définitive ou un triomphe complet.

No Babies Allowed

Théoriquement, la politique comme le jeu du ballon orange sont des disciplines sans contact physique. À priori, bloquer, tenir, charger, accrocher un adversaire entraînent des sanctions. Mais la réalité est toute autre sur terrain. Comment marquer plus de points que son adversaire et en empêchant l’équipe adverse d’en faire de même ? Dans tous les cas, la force et la stature pèsent de tous leurs poids. Comprenez bien ! Ce n’est pas un jeu d’enfant. Figurez-vous aussi que le match du 20 mai opposait en quelque sorte les anciens « Freedom fighters » aux grades non moins importants. Général major vs lieutenant général. 

Arrêt sur le match

Avant que le match ne commence, plusieurs joueurs Inyankamugayo ont été sifflés pour faute antisportive, une faute volontaire qui n’est pas dans l’esprit du jeu, un manque d’esprit sportif en somme. Ceux-là regarderont le match depuis le vestiaire. Certains spectateurs sur terrains ont relevé plusieurs fautes à la fois offensive et défensive de l’autre équipe mais le Docteur-arbitre Kazihise a jugé bon de ne pas siffler. Aussi, tout match officiel est sanctionné par une feuille de marque dûment rempli. Je vous épargne l’histoire du brouillon. Comme l’arbitre est souverain, il a proclamé le vainqueur. L’on apprendra par après que la cour constitutionnelle siégea pour lui donner raison. Le verdict est donc sans équivoque : le numéro un reste numéro un. 

Ce n’est plus un secret pour personne, la fin justifie les moyens. Logiquement, ce sont les meilleures équipes qui se rencontrent en final. Nous autres amateurs, sommes impatients de voir le nouveau MVP bien jouer dans la cour des grands, dans les grandes rencontres internationales. Mais, avant tout, il aura à croiser le fer avec l’international attaquant numéro 19 connu sous le nom de Covid-19, tout en perpétuant l’héritage de son passeur de balle. Quant au numéro 23, on sent déjà qu’il continuera à faire des entraînements et surtout des matchs amicaux au Parlement.

 

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Les commentaires récents (1)

  1. J’apprécie et l’article(fond) et le style et l’image c’est vraiment très intéressant. Coup de chapeau à l’équipe rédactionnelle de Yaga, allez toujours de l’avant. Coach en entrepreneuriat et gestion des projets, Désiré