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Pas assez de femmes à la radio ? On vous explique

La radio reste le réseau informatif le plus prisé par la population burundaise surtout en milieu rural. Cela en raison de son accessibilité et de son utilisation qui ne nécessitent en aucun cas un branchement électrique. Toutefois, le genre féminin s’y retrouve peu représenté. Pourquoi ? 

De l’autre bout du micro comme du côté de la collecte des infos, des obstacles se posent à commencer par le fameux adage : « Ntamugore avuga imbere y’umugabo » (une femme ne parle pas quand il y a un homme, ndr). Comme tout sujet nécessitant l’avis d’un expert, nous avons approché Sophonie Tuyishime, journaliste à la radio Umuco FM, qui explique : « Quand notre chasse aux infos quotidiennes a lieu, les femmes n’abordent pas facilement le micro. Cela dû au manque d’assurance et à la retenue antique de prise de parole en présence d’Umugabo (l’homme). Chose faisant que la femme ose difficilement donner son avis en présence des hommes ». 

Cette journaliste souligne que la balle ne se joue pas dans un seul camp : « Certains journalistes à leur tour ne prennent pas en compte l’avis féminin. Tantôt par un esprit ancré dans les cultures ancestrales ou encore par simple ignorance, et ne tirent pas attention à la dimension genre dans l’information. »

Quant à Diane Ndonse, présidente de l’Association des Femmes Journalistes (AFJO), si les femmes ne s’expriment pas, c’est simplement parce qu’elles ne savent pas sur quoi s’exprimer. D’autres journalistes expliquent cette absence par le fait que ces dernières sont « la plupart des fois occupées par les travaux ménagers et manquent ainsi le temps pour se ressourcer sur plusieurs sujets différents sujets ».

Imposer notre voix 

Liliane Nshimirimana présidente de l’Association des Journalistes sportifs suggère que les femmes ayant fréquenté le banc de l’école s’investissent et rappellent que les temps ont changé. « Elles devraient montrer aux autres femmes qu’elles peuvent être d’un grand impact en donnant leurs idées par le biais des plateformes journalistiques »

Pour Spès une jeune aspirante au métier, il ne suffit pas d’avoir étudié ou de répondre aux questions des journalistes mais « nous devons nous lancer en masse dans le secteur de la communication pour ainsi donner la voix à nos sœurs et nos mères ». Et de lancer comme pour motiver une foule : « Si nous ne le faisons  pas nous-mêmes, qui le fera à notre place ? »

 

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