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Burundi : les heures de travail respectent-ils la loi ?

Les règles régissant la durée du travail sont fixées par le Code du travail. Néanmoins, le secteur privé, profitant du chômage élevé des jeunes, enfreint souvent ces règles.

Le Code du travail dans son Article 112 est clair : la durée du travail est normalement de huit heures par jour et quarante heures par semaine. Ce code du travail considère les heures de travail comme étant les heures pendant lesquelles le travailleur est à la disposition de son employeur. Selon le même article, les heures supplémentaires doivent être rémunérées. 

J’ai décroché un boulot, mais les conditions…

Tout ne va pas forcément ainsi dans le monde du travail. Et surtout celui des privés. Alexis vient de terminer ses études universitaires et il travaillait ces derniers jours dans un cabaret comme chef cuisinier. Il témoigne : « Je vais dormir entre 00 et 2h pour me réveiller à 6h du matin. Le reste du temps est consacré au travail. Et mon travail consiste d’abord à approvisionner la cuisine, c’est-à-dire se rendre au  marché pour apporter des provisions nécessaires. On citera la viande et d’autres ingrédients qui l’accompagnent, et ce, dès très tôt le matin. S’en suit alors la cuisine proprement dite afin que les clients trouvent les mets bien faits. »

Et d’ajouter que lorsque tous les clients quittaient le bar, un autre travail laborieux, celui du contrôle, l’attendait. Toutefois, ces heures supplémentaires n’étaient pas rémunérées. Les conditions sont devenues tellement précaires qu’il a fini par abandonner ce travail trop exigeant, fatigant et moins payant. 

Mahoro était à son tour gérant pour un grand commerçant. Il faisait tout pour cet entrepreneur notamment approvisionner son supermarché, déclarer les marchandises, faire le rapport journalier des services rendus, etc. Son travail commençait souvent à 6h et parfois à 5h du matin quand il y avait une descente sur terrain pour prendre fin vers 21h et parfois vers minuit. En d’autres mots, il travaillait entre 15 et 16h par jour. Cependant, il ne cessait jamais de clamer la diminution des heures de travail, car ces heures supplémentaires n’étaient pas payées. Mahoro a d’abord persévéré, parce qu’il n’avait pas d’autres choix. Néanmoins, il a fini par abandonner le travail pour les mêmes raisons que celles d’Alexis. 

Tout se joue dans le contrat

Au commencement, les chercheurs d’emploi, lorsqu’ils entendent quelqu’un parler du boulot, suite au chômage élevé, eux se contentent seulement du salaire qu’ils percevront à la fin du mois. Ils ne songent pas aux conditions dans lesquelles ils exerceront leur travail. C’est pendant l’exercice de leur travail  qu’ils finissent par comprendre que ce n’était pas seulement le salaire qu’il fallait mettre en avant, avant de signer un contrat qu’il soit verbal ou écrit, mais que d’autres facteurs entre autres les heures de travail devaient être pris en compte. 

Si, le demandeur d’emploi néglige cet instant, par contre pour l’employeur, rien n’est pris à la légère. Tout est planifié à l’avance. Car pour lui le temps, c’est de l’argent. Et l’heure de travail change souvent selon le travail disponible. Ce qui est étonnant, c’est que nombre d’entre les patrons ne capitalisent pas ces heures supplémentaires. Au début, ces employés, parce qu’ils ont peur d’être renvoyés,  préfèrent se taire. Néanmoins, au fur du temps, ils finissent par jeter l’éponge. 

De mon humble avis, je conseillerais aux chercheurs d’emplois de demander l’horaire du travail et à ce qu’elle soit respectée pour ne pas le payer cher après, la prochaine fois qu’ils décrocheront un nouveau travail.

 

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Les commentaires récents (3)

  1. C’est très grave vraiment il faut conseil les patrons qui profite l’occasion du chômage en utilisant les chômeurs comme des machines sans rendement.