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Ils font la fierté du Burundi sur la toile et le petit écran

Alors que l’art au Burundi semble être cette pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, la jeunesse burundaise, elle, en a fait une pierre angulaire.  Sur internet, les chaînes de télévision et radio internationales, la jeuneuse burundaise est en train de prendre d’assaut tous ces canaux d’information pour faire connaître le Burundi et porter haut son étendard dans le concert des nations. Découverte de quatre d’entre eux.

Baraka Olegue, le repenti

Quoi de plus beau que de se repentir en faisant la fierté du pays ? C’est le cas de Baraka Olegue. Jeune rappeur burundais, il avait été emprisonné suite à son clip « Délégué Général » jugé immoral par les autorités. Comme pour faire amende honorable, son nouveau tube « Doctor » vient de cartonner dans l’Afro-club des platines diffusé à la Radio France Internationale. Avec 66,6 %, il vient de faire hisser le Burundi à la première place dans les hits, en battant de grands chanteurs internationaux comme l’énorme Maître Gims.

Margaux Wong ou comment séduire Queen-B avec du « Made in Burundi »

Margaux Wong Rusita. Une créatrice de mode qui a créé sa marque au Burundi et qui s’est fait un nom par ses bijoux artisanaux. D’origine guyanaise, Margaux Wong a ouvert sa première petite boutique à Kigobe. Aujourd’hui, cette marque burundaise trône sur le site de Beyoncé dans le catalogue des marques africaines. Qui pouvait croire qu’une œuvre burundaise puisse se retrouver dans le viseur de la diva? Comme quoi, de Bujumbura et avec du « Made in Burundi », il est bien possible de séduire les grands de ce monde. 

Jean Baptiste Alaize, le rescapé

Il vient d’être mis à l’honneur à travers un documentaire « Rising Phoenix », sorti ce 26 août 2020. Le documentaire retrace l’histoire extraordinaire de cet athlète paralympique aux multiples titres mondiaux au saut en longueur. Né en 1991 à Muyinga, Jean Baptitse est un rescapé des massacres qui ont suivi l’assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993. Amputé d’une jambe, il se retrouve en France en 1998. Celui qui s’appelait « Mugisha » prendra le nom d’ « Alaize », le nom de sa famille adoptive. Son documentaire sur Netflix, une chaîne suivie par une audience  immense, dresse le portrait d’un pays, le Burundi, dont les fils et les filles, comme des Phoenix, savent renaître des cendres d’une guerre civile pour se déployer, majestueux, vers des lendemains glorieux. 

Dj Mickey, le spécialiste du mash-up-video

Des artistes burundais en mashup mix sur Trace Urban, c’est une première dans l’histoire de la musique burundaise. Dj Mickey, c’est le nom derrière cet aventurieux. Ambitieux, il s’est lancé vers une discipline très peu connue au Burundi : le mashup video. C’est un mixage de clip vidéo avec superposition de plusieurs chansons dans le rythme et la mélodie. Pour son passage sur Trace Urban, la chaîne francophone la plus distribuée au monde, il n’a pas caché sa joie et sa fierté pour le pays. Ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin, son objectif est de se perfectionner et de réussir d’autres coups de maître.

 

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Les commentaires récents (4)

  1. Burundaise d’origine et très ravie de lire les oeuvres de mes 4 jeunes compatriotes. Je ne peux que leur souhaiter tout le succès dans tout qu’ils entreprendront pour honorer notre chère patrie le Burundi.
    Que Dieu les benisse et se souvienne toujours du Burundi et de ses habitants ou qu’ils se trouvent dans le monde.