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Twittoscopie : on n’est jamais au bout de nos émotions

Le mois de novembre a été très chargé : l’affaire Iwacu, les décisions du maire de Bujumbura, les contre-performances des hommes de Mutombola, la semaine du combattant, la démission de Kafando … N’avons-nous pas dit que, dans cette position, même Jésus démissionnerait ?

Certaines choses sont innommables au Burundi. Il y en a qui ont un flair tellement développé qu’ils sont tous simplement des vrais « imbonerakure ». Pour le commun des Burundais, il est parfois difficile de comprendre à quelles prises électriques sont branchés leurs cerveaux. Comme le dit si bien un adage dans la rue, « quand tu penses avoir compris, ce que tu n’as rien compris ».

Que s’est-il réellement passé ? Et bien quand on veut noyer son chien, on fait quoi ? Serait-ce cela la cause de tout ? Ben, le chien aboie et la caravane passe. L’oiseau bleu peut aussi gazouiller. Et parfois dans le gazouillis nous perdons tous nos sens d’humain. 

On parle avec un langage autre que celui de l’empathie. Triste. Voici la compassion selon Saint Twitter à son chapitre 2.0. 

Comment faire un lien entre des journalistes et des rebelles ? Ils ont été accusés d’être tout simplement en franche collaboration. La galère continue pour ces chevaliers de la plume qui totalisent plus d’une quarantaine de jours en détention. On ne va pas rappeler tous les maux du Burundi. Mais cette énième atteinte au droit à l’information n’est pas vu de la même manière.

Ceci enchante visiblement certains qui se complaisent à monter et remonter des faits et théories qui ne tiennent qu’à leurs yeux et claviers. 

Cette arrestation n’a pas été la seule grande actualité qui a fait jaser. Mais s’y atteler ne ferait du mal à personne sauf à ceux qui voient le mal partout. Ces quatre braves personnes nous rendaient la tâche facile dans la concrétisation de notre droit fondamental et universel à l’information. 

On n’en doute pas. Ce ne sont pas les diplômes qui font des têtes, dit-on !

Kafando aussi a jeté l’éponge 

On le sait. C’est Burundais de ne pas démissionner ; me dira-t-on. Si pour certains, c’est un signe de faiblesse, pour d’autres, c’est une marque d’honnêtété. Il faut être Burundais pour ne pas démissionner même quand les choses semblent difficiles à gérer. On ne gère plus. On patauge dans la galère, mais on ne lâche pas. Kafando en a décidé ainsi, mais visiblement ses lèvres posaient problème pour certains. 

Les pépites des abatwip

Voici comment finissent en général les conseils. Ne dit-on pas qu’avant d’ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère, il serait mieux de commencer par la poutre dans le tien ? Voici donc le résultat de cette sentence. Paf !

Connaissez-vous une langue appelée le Charabia ? Je l’ai trouvé sur Twitter. On devrait tous s’y mettre d’ailleurs. C’est un mélange de l’incompréhension et de la « témérité ».

Le CDP d’Anicet Niyonkuru nous a aussi régalé. Il vient de marquer un point quand même. Bravo.

Mutombola, le chanceux ?

Mutombola, ce surnom qu’il porte lui va bien. Le chanceux. La qualification à la CAN qui apparaît de plus en plus comme un coup de sort lui vaut actuellement d’argument de taille. Ses sympathisants, qui ne cessent de réduire en peau de chagrin, le ramènent à chaque discussion. Aujourd’hui, il est certainement l’homme le plus critiqué si pas détesté du Burundi. L’équipe nationale qui n’arrive plus à marquer des buts est devenue une source de discorde des Burundais. Et parfois les gens d’un même parti. On comprend que le foot est une affaire de tous !

La politique très présente comme sujet de débat sur le réseau de l’oiseau bleu nous pousse à croire qu’on est tous d’accord sur tout quand on sait combien certains comptes se soutiennent quotidiennement.

 

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