article comment count is: 0

Twittoscopie : les Hirondelles, toujours plus haut

Une semaine après, l’euphorie est toujours là. Ceux qui nous ont tous fait lever de nos sièges au stade comme à la maison devant nos petits téléviseurs, l’ont fait sans aucune distinction. Le peuple reconnaissant leur a rendu la pareille : un vibrant hommage virtuel, palpable et réel! Petit tour des tweets.  

 Quel exploit! Quel peuple! Quelle qualification ! Nous avons tous vu ce but historique qui est rentré directement dans les annales du football burundais. Ces jeunes gens ont réussi à écrire l’histoire du Burundi avec une encre dorée sur une feuille immaculée. Ils n’ont blessé personne, ils n’ont insulté personne, ils ont juste joué avec un ballon.

À 23, ils ont réussi à hisser très haut ce drapeau tricolore que nous aimons tous. Ils ont fait leur part de l’histoire. Ils y sont rentrés sans bavure. Ce n’est pas Willy Nyamitwe qui dira le contraire hein. Et si chacun dans sa profession ou son métier consacrait le meilleur de lui, le Burundi ne serait-il pas un pays de gaieté?

Pendant 90 minutes, alors que nous retenions notre souffle au stade comme devant nos petits écrans, le président du FNL, Jacques Bigirimana avait un mot à placer qui le taraudait. Il a fallu qu’on lui tende un micro après le match pour tacler les hommes politiques et surtout la classe dirigeante actuelle. Un message qui ne passera certainement pas dans les oreilles des « Intumva » espérons-le.

Les Gabonais sont-ils des Burundais ?

Très vite une théorie a émergé à la suite de la qualification des Intamba : « Parait-il que les Gabonais sont nos frères ». Faut-il le demander à Bongo? Selon certaines langues, ou plutôt certains doigts, si l’on doit rester dans notre contexte, nous sommes finalement de la même famille que le Gabon.

Cette nouvelle devrait nous enchanter d’autant plus que le drapeau dont les couleurs nous sont familières n’est autre que ceux de nos voisins bien-aimés du Nord. Je nous vois venir !

Que pouvons-nous ajouter? Si ce n’est pas le fait qu’on a eu pitié d’eux jusqu’à mettre un but dans nos propres filets, un ballon qu’Aubameyang n’arrivait pas à pousser. Après tout si nous étions éliminés, nous aurions  trouvé une excuse : ce sont les nôtres après tout !

Rappel du 13 mai 2015

Pour certains, cette liesse rappellerait celle de 2015. Un raccourci? En tout cas, tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille. Dans la suite, et comme on pouvait s’y attendre, cette qualification a eu des effets sur la marche du pays. Ce rituel dont on ne peut se passer, connaissant notre contexte socio-politico-securitaro-twittologique. Et parfois, on y trouve des perles. À vous de juger !

À la semaine prochaine !

 

Partagez-nous votre opinion