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Twitto : sans tambour, ni trompette, le Bonheur s’en est allé

Sur la twittosphère, la vie fauchée d’un pauvre citoyen albinos ne fait pas grand bruit, contrairement aux tambours. L’on préférera aussi se pencher sur le départ d’un umutwip «  Gaulois», et de l’ImbonerakureDay qui verra cette fois la participation de nouveaux venus, « Ibiswi vy’inkona ». Rappelez-moi, il faut avoir quel âge déjà pour s’enrôler dans un parti politique ?

Dans la petite république que l’on aime tous, les malheurs se succèdent comme des vagues. Bonheur, ce jeune albinos, dont l’histoire lugubre de sa fin nous a rendus triste, ne sera plus compté parmi les nôtres. Bonheur (remarquez l’ironie tragique de son nom) a été tué pour son apparence parce que des charlatans pensent qu’un albinos fait partie d’une recette d’enrichissement. Ils nous ont ôté un citoyen qui n’a pas demandé à naître ainsi. 

La toile burundaise, férue des scandales et polémiques, ne s’est que très timidement attardée sur ce cas alors que cette situation perdure et mérite l’attention de tous. Pourquoi ? On préfère se tirailler pour des battements des tambours qui résonnent plus dans nos têtes que dans nos cœurs. Que la terre de nos ancêtres te soit légère, Bonheur ! 

Ces battements qui divisent

Comme des battements d’un cœur, les abatwip ont ressenti de grosses palpitations. Cette fois pour une question qui va diviser et continuera à diviser. Une question de culture entre progressiste et traditionaliste.  

Provoquant un tremblement dans la twittophère burundaise, des jeunes burundais se sont vus critiqué, interpellé et parfois insulté parce que tout simplement, ils n’auraient pas respecté le code vestimentaire et le drapeau sur le tambour principal dans une émission de divertissement. Comme si le drapeau en question avait été dessiné par le fondateur du royaume du Burundi. L’art et la culture évoluent. Et les traditions changent parce que l’homme est avant tout appelé à évoluer. 

Les pépites des Abatwip

En Afrique, généralement, tout ce qui touche à la France fait toujours débat. Et celle-ci nous avait tous échappés, bizarrement. Moi aussi je ne sais pas pourquoi. Mais on a eu droit à une petite bonne discussion à la manière des abatwip. 

En déambulant sur la toile, des Abatwip ont essayé de ramener encore la question liée au slogan de RFI sur table ou plutôt, disons-le si bien, sur Twitter. Cette fois, la question a été répondue. 

Sauf que sur la planète Twitter, les abatwip sont parfois imprévisibles. Nous ne savons pas ce qu’ils prennent dans certaines circonstances. Mais l’on doit parfois les supporter. 

Entre-temps, en fin de cette semaine, un umutwip naturalisé nous a quittés. Et ce qui est intéressant, c’est la manière avec laquelle il l’a fait. Il est retourné chez ces ancêtres, les Gaulois. Qui parlera encore des ânes ? Le fondateur des ânes, comme il le dit lui-même, l’ambassadeur Delahousse a, à sa manière, dit au revoir au pays de Mwezi Gisabo, à l’aéroport. Certainement qu’il y en a qui ont exulté en criant «bon débarras!»

ImbonerakureDay

Il faudra désormais s’y habituer. Pour certains, ils savent déjà qu’un jour dans l’année, et ce depuis un certain temps, une vague d’Imbonerakure va déferler dans nos rues, dans nos quartiers et dans nos collines. Malheur à celui qui a une fête de mariage ou de baptême. Ce jour-là, c’est la paralysie. Il faudra trouver où se faufiler afin de se frayer un chemin, car parfois tu ne sais pas par où ils vont passer. 

La toile n’est généralement jamais satisfaite, car presque seul un coté se réjouis. Mais comme d’habitude, il y a une ou deux personnes pour nous égayer. Cela n’a pas du tout manqué. 

L’image de la semaine 

Des nouveaux nés en politique ? Nous avons tous appris et compris que la politique d’une manière ou d’une autre n’est pas qu’une affaire des parents. Comme pour la religion, les enfants sont obligés désormais de suivre les enseignements et les valeurs du parti politique que leur père choisit au préalable. Et ils étaient là. 

Le politique innove au Burundi et pourtant nous savons tous l’âge requis pour appartenir à un regroupement ou association quelconque. Mais bon quand tu fais la loi, tu peux la transgresser. C’est tout à fait normal désormais. Après ceux qui voient loin, nous allons désormais nous habituer aux Aiglons : «Ibiswi vy’inkona»

À bientôt.

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