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Le travail et l’alcool : un couple incompatible mais curieusement fréquent

Une étude commanditée par la Brarudi a montré que 50 % des enfants scolarisés consomment de l’alcool. En effet, ces chiffres inquiétants peuvent donner une idée sur la consommation de l’alcool au pays des tambours chez l’adulte.

Après l’appel lancé par Yaga le 9 septembre 2015 sur l’alcoolisme et la jeunesse, il sied de soulever la part de ce fléau dans la qualité des services et dans la productivité.

Selon l’article 111 du code du travail, toute entreprise ou établissement employant au moins 15 travailleurs permanents à l’obligation d’établir un règlement d’entreprise. Ce règlement d’entreprise comprend obligatoirement certaines dispositions dont la discipline ainsi que les règles relatives à l’organisation. A part cette disposition, l’alcool n’est nulle part cité explicitement et parfois on craint que la prise d’alcool par certains soit devenue un secret de polichinelle. Pour les concernés, c’est jour après jour devenu un péché mignon.

L’alcool et le service…

L’alcool quand bien même adulé et permis au Burundi devrait faire l’objet d’interdiction formelle dans tous les services. En effet, l’alcool diminue le niveau de vigilance. Or, apprend-on de Mizero*, un employé d’une structure sanitaire de la capitale économique, le veilleur de la bâtisse ne vient jamais seul au boulot, ses états d’ébriété l’accompagnent. Aussitôt arrivé, il s’endort à poings fermés. 

L’alcool s’invite même dans l’éducation. D’un frais lauréat du post fondamentale Chanisse*, j’ai appris que, à part les singularités de certains enseignants, elle a aussi gardé en mémoire la mauvaise haleine d’un des éducateurs. 

Qui s’en soucie…

Des exemples ici et là, à propos des salariés qui se pointent de bonne heure après avoir ingurgité au moins une bouteille de bière. Au début, on se dit que c’est une fois, on ne va pas en mourir. Après des jours, la même rengaine et on s’y habitue à telle enseigne que les soulards sont même supportés. 

Pire, cela peut arriver au point où on pense qu’ils sont plus performants quand les bulles d’alcool dégoulinent dans leurs veines. Rappelons de ce médecin très connu dans la capitale, qui ne peut pas opérer sans avoir pris sa petite dose. 

Avec le taux de chômage alarmant des jeunes, soit un taux de 65% en décembre 2017, on se demande si ceux qui ne prennent pas au sérieux leurs jobs ne devraient pas être remplacés par ces jeunes plein d’énergie et d’aptitudes. Malheureusement, au final, nul ne s’en souci guère.

 

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