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À la rencontre de Jessie et Monna Walda, youtubeuses dans l’âme

Elles sont jeunes. Elles sont burundaises. Et elles n’ont pas peur de se mettre face à la caméra pour nous raconter leur quotidien ou nous prodiguer divers conseils à travers leurs chaînes YouTube. Rencontre.

Parmi les youtubeuses burundaises les plus suivies, nous retrouvons Jessie Jimbere et la première dauphine 2016 Monna Walda Kaneza, plus connues sur leurs chaînes respectives « Time To Shine » et la « Moo’s Family ». Elles nous partagent ici leurs conseils, leurs quotidiens, leurs activités et leurs folies. Nous avons eu le plaisir de les rencontrer.

Jessie Jimbere est une jeune femme croyante âgée de 29 ans, mariée et bientôt maman. Elle vit en France depuis plus de 10 ans. Elle y fait ses études et obtient son master en Économie Bancaire et Analyse Stratégique et Financière des Entreprises. Elle travaille actuellement dans une banque. Monna Walda Kaneza, est licenciée en Business Administration option Finance et Banque à l’Université International Leadership et elle travaille dans la communication des sociétés.

Leurs idées et leurs inspirations

Pour Jessie, l’idée est venue lors d’un enseignement à l’Église : « J’ai eu cette inspiration en février 2018 après un mois où notre pasteur nous avait exhortés sur la puissance du témoignage. Mais je me suis vite rendu compte que tout ce que le Seigneur avait restauré dans ma vie, je l’avais gardé pour moi alors que je pouvais également encourager mon semblable et l’aider à s’en sortir. Si par mes vidéos, je peux aider une personne à sortir de la colère, à apprendre à pardonner, à mettre fin à la dépression, ou encore à regagner son estime de soi et en réalisant son identité en Christ, mon objectif sera atteint », confie Jessie Jimbere.

Elle ajoute aussi que cette plateforme lui a permis d’apprendre des expériences des autres : «  Ça me rapporte bien plus que je ne l’aurai cru. « Time to Shine » est une plateforme d’exhortation et d’encouragement à travers la parole de Dieu. J’apprends tellement par l’intermédiaire des messages que je peux recevoir et des expériences des autres. J’ai constaté qu’en aidant mon prochain, le Seigneur m’enseignait beaucoup sur ma propre vie », se réjouit-elle.

Pour Kaneza, c’est en zappant sur YouTube que la motivation de créer une chaîne vient : « J’ai vu une vidéo dans laquelle il y avait une compilation de plusieurs vidéos montrant les moments forts des Youtubeurs, quand ils atteignent un million ou 10 millions d’abonnés, quand ils reçoivent leurs plaques d’ un million ou 10 millions d’abonnés, etc.». C’est à travers cette émotion qu’elle décide finalement de se lancer : « J’ai vu toute l’émotion que ça leur donnait de voir leur travail récompensé. Toute la famille pleurait, sautait de joie et c’est là que j’ai appris qu’être youtubeur, c’était un métier qui rapporte. Alors je me suis dit pourquoi pas moi? », dévoile-t-elle.         

Les défis

« Je pense que mon plus grand défi était tout simplement de me lancer. Mais dès lors que j’ai compris que je ne pouvais pas vivre au travers du regard des hommes et que je me devais de faire ce que le Seigneur avait mis dans mon cœur, c’était parti. Le plus difficile était passé. », confie Jessie Jimbere. Elle avoue avoir mis 1 an avant de faire le saut. De février 2018 à janvier 2019.

Pour Monna,  le manque de matériels est un défi majeur afin d’élaborer un bon travail : « J’utilise mon téléphone pour filmer et faire le montage parce que j’ai décidé de commencer avec ce que j’ai ».

Ces youtubeuses brisent le silence sur des sujets tabous que le Burundais lambda ne peut pas dire face à la caméra. Et pour nous les internautes, c’est une façon de nous instruire et de nous divertir à travers leurs vidéos. YouTube étant une plateforme internationale, elles mettent aussi en avant les couleurs de notre pays.

 

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Les commentaires récents (2)

  1. Bravo à ces dames burundaise, surtout à Monna Walda Kaneza qui se donne corps et âme pour parler de sujet tabou dans notre société. Franchement exposé sa vie sur net en vidéo ce n’est pas facile, il faut avoir un coeur à la dimension du monde.