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«Imikomo», c’est pour les enfants

J’ai lu avec intérêt la dernière «Twittoscopie» et les nombreuses réactions qu’elle a suscitées. Ce qui m’a beaucoup touché, c’est de voir certaines hautes personnalités se prêter à toutes les insultes et calomnies pour salir ceux qu’ils considèrent comme leurs adversaires politiques. Une attitude très mesquine.

Voyons par exemple le cas d’Albert Maniratunga. Ce technocrate, actuel directeur général de l’Otraco, n’a ménagé aucun effort pour salir la mémoire du père du journaliste Esdras Ndikumana, le qualifiant d’«assassin» et de «génocidaire» sans aucune preuve. Je ne sais pas qui était Rutwe Paul, ni ce qu’il a fait pour mériter ces noms d’oiseau.

Mais là où on comprend que cette accusation n’est rien d’autre qu’une pure calomnie, c’est quand Albert Maniratunga écrit ceci : «Je me joins au collectif contre le génocide contre les Hutu avant et après 1972 de poursuivre Rutwe Esdras journaliste à RFI qui prend tous les Hutu de sous-hommes d’être traduit en justice.». Esdras Ndikumana avait à peine 10 ans en 1972, je ne crois pas  que ce soit un âge assez mûr pour commettre un génocide.

Un jeu d’enfants, dangereux pour les adultes

Tout cela me rappelle ce que nous appelions «imikomo» quand j’étais enfant. Pour blesser un copain, il suffisait de lui dire d’aller «ni*** sa mère», ou que sa mère était une prostituée. Maintenant, je comprends que certaines personnes ont choisi d’accuser les gens qu’ils n’aiment pas et tous leurs parents, de criminels, d’assassins, de génocidaires. C’est un discours de haine qui est à la mode et qui montre la déliquescence morale dans laquelle se trouve notre pays, et qui malheureusement se rencontre dans tous les camps politiques.

Esdras Ndikumana a réagi en qualifiant son adversaire d’ «akagabo», un «petit homme» au sens moral du terme comme il l’explique dans un tweet. Certains le lui ont reproché, mais ce qu’il a dit est cent fois moins offensif par rapport aux insultes et autres calomnies qu’il avait subies. Il a raison, parce qu’un «grand homme» ne peut jamais proférer des insultes publiquement et gratuitement. Personne ne peut se taire quand on insulte la mémoire de son père. Si les conditions le permettaient, c’est Esdras qui devrait porter plainte contre son calomniateur.

 

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Les commentaires récents (3)

  1. Ceux qui osent parler de telles unsultes sur son compte twitter démontre en suffisance que le pays a besoin des personnalités dignes d’etre appelés « personnalité »sinon Uburundi buzoba muri kàzoza ikintu tutabona neza ingene twocita

  2. OK…l’admettons de meme mais conseil De me pas juger quelqu’un egalement publiquement si on n est pas dans la court De justice

    comprenons egalement que si INGOMA YAGUKANZE IHÚHUMA UGAHŪNGA,il ya des blessures qui on été laissés par ce GUHUHUMA..en in mot TWAÁRAKANZWE…