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Déplacement à Bujumbura : à défaut de bus, marchons !

Depuis un certain temps, les soirs à Bujumbura, les usagers des transports en commun doivent faire la queue pendant une heure ou deux, peut-être même plus, pour rentrer chez eux. À quoi bon ?

Il est vrai que les personnes d’un certain âge, les plus de cinquante ans, particulièrement les dames, ne pourraient peut-être pas faire centre-ville – Kamenge ou Mutanga-Nord à pied, surtout le soir avec la fatigue du bureau. Mais est-ce que l’attente en file, parfois les bousculades, debout pendant tout ce temps, est moins fatigante que la marche normale pour un trajet qui leur prendrait moins d’une heure et demie? Surtout que la marche entretient le corps; c’est connu et régulièrement recommandé par les médecins.

Faire ce trajet à pied, c’est faire d’une pierre deux coups : le sport et l’épargne, cette dernière, aussi petite soit-elle, est mieux que rien, et il y en a qui n’ont pas ça par jour pour acheter un morceau de pain et quelques centilitres de lait pour leur bébé. Et puis, multipliez quatre cents francs par vingt jours, cela fait huit mille francs par mois. C’est aussi vrai qu’on pourra s’acheter un Fanta après cette marche. On gagne donc toujours, ayant même diminué les risques de se faire voler dans les bousculades.

Un gain en supplément, avec la « marche raisonnée »

Ce sport est bien connu des religieux du monde entier, hommes comme femmes. Avec leur bréviaire, ou leur chapelet, en méditation, en réflexion pour trouver une solution à un problème quelconque, d’organisation ou de relation interpersonnelle, ces gens vous diront qu’il n’y a rien de plus inspirant que ce genre d’exercice. Les Asiatiques l’appellent «marche raisonnée» car c’est en marchant, donc en situation de sport physique, que le cerveau fonctionne au mieux de sa capacité. Pour preuve, regardez la concentration des sportifs. Le fonctionnaire fera le bilan de la journée et préparera les activités du lendemain, ou pensera à l’amélioration des relations familiales, par exemple.

Aux gens qui ne souffrent pas de handicap physique qui nous empêche de pratiquer la marche, nous devrions la préférer au bus, car on y gagne triplement : en plus des deux cités en premier, intellectuellement. En effet, est intellectuel celui qui sait reconnaître un problème, en l’occurrence ici une longue et fatigante attente de bus, et lui trouver une solution. Ainsi, celui qui choisira la marche raisonnée sera sans aucun doute un intellectuel!

 

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Les commentaires récents (3)

  1. Ce serait vraiment une bonne pratique. Mais chez nous le problème est culturel. Si une telle marche est appelée ‘marche raisonnée’ en Asie, à Buja ce serait quelqu’un a des difficultés financières, qui ne peut plus payer le bus.

  2. Neza cane.ivyo biranga umutware mwiza birakwiye gutegurwa muri program z’amashure fonda canke post fondamental .Education civique, deontologie,ethique,sociologies,administration des services, gestion des ressouces humaine
    Zigahabwa amasaha.akwiye bakabishira muri ca kibazo ca Leta gikorwa.uko kutamemya,harimwo no gutahura nabi « democratie »:ico ari co,aha iva ikagera,ihangiro ryayo, dufatiye ku mico mama,iterambere tugezemwo by,Uburundi.Attention.accultiration

    akwiye.bakabishira mu kibazo ca Lets.vyinshi nova ukutamenya

  3. Marche iradufasha no kubungabunga amagara yacu.n’abafise uburyo bwo gufata bus barimwo abadise ibibazo vy’amagara bijanye no kutanonora imitsi bikwiye

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