article comment count is: 4

Comment j’ai découvert Yaga

Yaga ! Yaga ! À ma gauche et à ma droite, j’entendais , »Yaga ». Devant et derrière moi, c’était « Yaga ». Prise de curiosité. Je voulais savoir. Yaga, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi Yaga ? Je n’allais tarder à le savoir…

Yaga m’est tombé dessus telle la pluie de juillet. Je discutais avec une amie. Elle se plaignait d’un article bizarre paru sur Facebook. Elle suscita en moi une curiosité. J’eus envie de voir ce “ BFMTV burundais de la vie quotidienne des gens”. C’est comme ça qu’elle l’appelait. Je devais, moi aussi, lire absolument cet article sur le massage.

En me rendant sur le site de Yaga, je cherchais l’article responsable de ma curiosité. Enfin, je le trouvais. Je lus, relus. Dommage ! me disais-je. C’est donc ça Yaga, des journalistes qui parlent de la vie des gens comme ça ? Je compris alors la réaction de ma copine et décidai de ne plus jamais ouvrir ce site sans intérêt. 

Le temps passa. Je n’entendis plus parler de Yaga jusqu’au jour où un autre ami à moi en parla :

– Toi qui aime écrire, pourquoi tu n’es pas dans Yaga ?
– Le journal là qui parle de la vie des gens ? Non merci !
– Yaga un journal ? Qui t’a dit ça ?
– Alors Yaga, c’est quoi puisque ce n’est pas un journal ?

Des jeunes qui s’expriment 

Suite à la discussion avec mon ami, j’ai appris que Yaga est un collectif de jeunes blogueurs. La plateforme qui est venue pour redonner le droit d’expression à la jeunesse burundaise, donner un espace de réflexion et de débat inclusif, mais aussi encourager l’entrepreneuriat. Les blogueurs y parlent de leur vie, analysent, décortiquent la société. Ils donnent aussi des propositions de solutions là où il y a des problèmes. C’est comme ça que leurs écrits contribuent dans l’édification de la société.

D’ailleurs, me dit mon ami,  toi qui es tellement intéressé par l’écriture, tu devrais déjà postuler. Il y a même un camp d’été qui approche, envoie ton texte pour voir. Tu pourras mieux connaître Yaga.

Sans tarder, j’ai envoyé  ma candidature pour le camp d’été Yaga 2018. J’avais hâte. Je voulais apprendre, je voulais découvrir. Je pensais que ça allait le faire. J’étais confiante, il fallait juste bosser.

La vraie rencontre

Au camp d’été, j’étais au bon endroit. Je n’ai vu que de nouveaux visages. Des jeunes qui avaient soif de découvrir Yaga comme moi. Ces jeunes sont venus de plusieurs provinces. On y apprit à vivre ensemble. Au-delà des formations proposées par Yaga  j’ai eu de nouveaux amis. Des amis qui partagent la même passion que moi pour l’écriture, l’entrepreneuriat. J’ai appris à travailler en équipe. La chose qui me travaille aujourd’hui, c’est que je mets en doute mon choix de faculté. Je me remets en question. Je n’aurais pas fait le Droit si on m’avait expliqué la Gestion des projets avant. Mais il n’est pas trop tard.

Après le camp, je n’étais pas satisfaite, ma curiosité m’amène à postuler pour devenir une blogueuse dans Yaga et je suis accepté. Personnellement, je me dis que pour pouvoir bien m’exprimer, être sérieusement lue et utilement commentée, il me faut être dans Yaga. Mon objectif principal est devenu Yaga, car c’est là où est ma place. 

Je me rends compte qu’à Yaga, il y a deux choses très importantes : la patience et la compétition. Ce qui m’intéresse, c’est d’être lu, de commenter, de susciter un débat. Je me dis que si le public qui lit Yaga se met à sérieusement commenter Yaga, mettre les blogueurs au tatamis, Yaga serait Yaga tuyage. Yaga Twungurane ubumenyi. Mais là, ce n’est que Yaga et moi. Quelque chose me dit que Yaga et moi, ce n’est pas encore terminé. Et toi, comment tu as connu Yaga ?

 

Partagez-nous votre opinion

Les commentaires récents (4)

  1. moi aussi non plus. J’avait le désir de connaître profondément Yaga. Grâce à un de ses blogeurs, J’ai découvert beaucoup de chose concernant Yaga. Même si je n’ai pas eu la chance de participer dans le camp d’été, je continue à lire ses articles jour par jour et rêve de devenir un brogeur de Yaga.

  2. J’ai decouvert Yaga en lisant le Journal Iwacu en ligne. Depuis, je lis les articles concernant la politique, l’education superieure, l’exil, les differents temoignages du quotidien des jeunes, etc. Je commente quelque fois, mais toujours anonymement (societe burundaise exige). Courage pour tes textes!!!