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Burundi : sept problèmes qui minent le domaine de l’éducation

Le Burundi a construit ces dernières années beaucoup de classes, tant au niveau du primaire qu’au secondaire. Mais la situation reste  préoccupante car des questions d’importance capitale restent à résoudre.

La surpopulation des classes est le premier problème avancé par la Ministre de l’Éducation qui parle d’insuffisance notoire des locaux d’enseignement : sur les 850 nouveaux locaux attendus cette année, on n’en a eu qu’une centaine. Ces locaux auraient dû être construits par la population dans le cadre des travaux communautaires.

Et même avec ce peu de classes, les responsables de l’éducation évoquent de trop nombreux abandons scolaires. Les causes avancées sont entre autres l’impuissance des parents à payer les nombreuses et lourdes contributions demandées aux élèves (frais de sport, participation aux élections, par exemple), la pauvreté des ménages, etc.

D’autres problèmes minent également ce secteur : le manque de livres d’enseignement avec seulement 1 livre pour 60 élèves, des responsables d’écoles qui punissent corporellement et outrageusement les élèves, mécontentement des enseignants mutés loin de leur domicile et qui ne se présentent pas régulièrement en classe ou n’obéissent pas tout simplement à leur ordre de mutation, ou encore des enseignants qui sont maltraités par les directeurs d’école du fait qu’ils ne sont pas de leur parti, l’impunité de certains enseignants du parti au pouvoir qui se méconduisent avec leurs élèves, etc.

Si l’incompétence des enseignants n’est pas systématiquement remarquée par tous les élèves, la majorité s’en rend compte et leur intérêt baisse. Ils doivent se dire : « Si les enseignants font autant de fautes que les élèves (regardez les annotations dans les cahiers de devoir des élèves!), pourquoi suivre un enseignement de si mauvaise qualité?» C’est une perte de temps, ils pourraient entre-temps s’occuper plus utilement.

Quelques solutions

La politique de scolarisation universelle est très louable. Mais le gouvernement devrait se pencher sur tous ces problèmes qui influent négativement sur la qualité de l’enseignement dispensé dans le cadre de cette politique. Il est vrai que la construction des salles de classe augmente le taux de scolarisation, mais encore faut-il que ces classes ne soient pas que de simples hangars, sans bancs ni matériels pédagogiques.

Le secteur de l’éducation est indispensable pour assurer l’avenir du pays. J’en conviens. Toutefois, il faudrait y mettre un peu plus de rigueur pour éradiquer tous les facteurs qui rabaissent la qualité de l’enseignement.

 

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Les commentaires récents (2)

  1. Le Pays n’a pas encore compris pour ne pas dire les dirigeants que le développement passe par l’investissement dans l’intelligence !!!Aucun pays au Monde ne s’est développée dans enseignement primaire, secondaire et universitaire de qualité !!! Je vous assure : la dividende démographique n’est pas pour demain au Burundi !!!Il nous faudra encore des années pour souffrir et rester accroupis dans la misère !!!
    Ce qui importe pour nos dirigeants est la contribution sont les frais pour la préparation des élections !!

  2. L’augmentation des locaux est un élément aussi important dans l’éducation, mais sans multiplication des livres d’élève au moins un livre pour deux têtes, les livres d’enseignant,des laboratoires,des bancs et plus de pratiques que la théorie sans oublier que le gouvernement doit annuler certains frais aux enfants issus dans des familles indigènes et entreprendre le systèmes de les nourrir en milieu scolaire,tout cela sera pour empêcher les abandons dû aux famines.
    si non les infrastructures scolaires ne suffisent pas seulement pour avoir l’enseignement de bonne qualité.

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