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Bujumbura : « Nos rues sont prises en otage par les garagistes et les tenanciers. »

Bwiza, Kamenge, Kinama,…, les tenanciers qui ne disposent pas de terrasses accueillent leurs clients et les installent en pleine rue. Au quartier Buyenzi,  ils sont des centaines à avoir transformé la rue en un véritable garage à ciel ouvert. Au grand dam des citadins.

À Bwiza, à partir de 17h30 pendant les jours de travail et depuis très tôt le matin dans le week-end, les tables et les chaises en plastique sont en pleine rue. Certains tenanciers ne disposent pas de terrasses mais cela ne les empêche pas de servir leurs clients en les installant en pleine rue. Ce n’est pas tout, des fruits et des légumes y sont également étalés dès le lever du soleil jusqu’à 19h. «Il est impossible de se déplacer à cause de toutes ces chaises et tables entassées, des voitures garées,  des légumes et des fruits et les vendeurs des épis de maïs grillés installés en pleine rue. Nous nous sentons assiégés», se plaint un habitant de la 7ème avenue du quartier Bwiza.

À Buyenzi, ils sont des centaines à avoir transformé la rue en un véritable garage à ciel ouvert. Mécaniciens, carrossiers, soudeurs, débosseleurs, ajusteurs, peintres, etc., ils sont partout. Du matin au soir, des bricoleurs réparent des voitures dans les rues.

La 4ème et la 5ème avenue sont jonchées de carcasses de véhicules et de voitures usagées de toutes sortes. Elles sont envahies par de vieilles transmissions, de pneus crevés, de carrosseries poussiéreuses, de pare-chocs, etc. La circulation  est difficile. De ce fait, emprunter ces rues est devenu une vraie aventure tant pour les piétons que pour les automobilistes. Tenter d’y rouler en voiture, c’est encore plus difficile. Chaque conducteur se débrouille pour frayer un chemin à travers ces rues encombrées.

Situation inextricable

Ce phénomène est devenu la règle dans la ville de Bujumbura. Il est devenu si présent, que de nombreux piétons et d’automobilistes n’y font même plus attention. Le simple fait d’en parler comme illégal pourrait paraître étrange pour certains.

Même si certaines mesures administratives sont prises, il reste difficile de les appliquer tant que ces individus n’ont pas d’autres espaces pour exercer leur métier. Il est donc assez normal que deux mois après l’ultimatum d’un mois lancé aux habitants de Buyenzi de dégager les épaves des rues, ces dernières continuent à trôner sur la chaussée.

 

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