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Lutte contre les VBG : « Nous imitons l’attitude de nos géniteurs. »

Pour lutter contre les VBG, l’éducation des enfants dès leur bas âge joue un grand rôle dans le processus. Comme il a été bien dit dans un article récemment paru sur Yaga, toutes les bonnes manières devraient être enseignées autant aux filles qu’aux garçons. Et le rôle de l’éducateur ne revient pas seulement à la mère, mais aussi au père qui doit montrer un bon exemple à sa progéniture.

Tout le monde sait que les enfants dès leur bas âge ont tendance à imiter, prendre comme exemple des comportements des personnes adultes qui les entourent. Nous aussi, étant petits nous faisions de même sauf que nous ne nous en rappelons pas. C’est là, alors que le père doit prendre conscience que ses enfants l’observent et qu’il est leur modèle, celui sur lequel ils s’appuieront et se définiront durant des années, du moins jusqu’à ce qu’ils se découvrent d’autres héros (athlètes professionnels, chanteurs, acteurs, professeur, etc).  

Le papa a donc quelques années d’exclusivité pour inculquer des valeurs de respect et d’équité envers son semblable et faire de ses enfants des citoyens responsables et respectueux. Un papa qui insulte son épouse apprend à ses enfants à ne pas respecter la femme. Un papa qui gifle son épouse inculque la violence basée sur le genre à sa descendance. Aussi, les pères de famille doivent se montrer plus présents dans l’éducation des enfants et non laisser tout le boulot à la maman.

L’on rencontre souvent des pères qui ne veulent pas assumer leur rôle dans l’éducation des enfants. Quand un enfant commet une faute, la phrase qui revient souvent est : «Wamugo, urashobora kureka umwana akigenza nabi gutyo? Iyo ndero umuha ninyabaki??» (Femme comment peux-tu tolérer un tel comportement? C’est quel genre d’éducationque tu lui donnes là??) Cela pour signifier que c’est la femme qui doit éduquer leur descendance. On verra aussi des hommes qui ne sont jamais à la maison prétextant avoir beaucoup de boulots et qui rentrent toujours tard le soir. Leur absence dans l’éducation des jeunes garçons a comme conséquence le manque de bon modèle à suivre dans leur futur.

C’est là où on verra des garçons dans leur adolescence qui n’ont jamais eu de conversations à propos des sujets tabous comme la sexualité avec leur père, ils iront chercher tout cela à la seule source intarissable «Internet». Et dans ce dernier, l’on peut y trouver de tout, informations comme intox, tandis que la pornographie est loin d’enseigner le respect envers la femme.

La parité dans l’éducation des enfants

Il y a ce cliché universel, vieux comme le monde, qui sous-entend que c’est la femme qui doit rester à la maison et s’occuper des enfants tandis que l’homme va chercher de quoi nourrir la famille. La culture burundaise n’en est pas épargnée. Cela dit, nous sommes au 21ème siècle, les mentalités ont changé. Les femmes d’aujourd’hui sont «productrices» et autonomes. Elles pourvoient aux besoins de la famille autant que les hommes. Ces derniers ne devraient pas attendre que leurs épouses rentrent du boulot pour éduquer leurs enfants. Ils doivent assumer leur rôle de père en participant activement à l’éducation des enfants.

Dans les pays occidentaux, certains pères préfèrent rester à la maison pour s’occuper des enfants tandis que leurs épouses vont au travail. Je ne dis pas que cela devrait être la norme partout mais cependant, les pères devraient comprendre que l’éducation est un rôle qui doit être joué par les deux parents. Il est vrai que notre génération n’a pas exactement la même mentalité que nos parents, néanmoins il y a encore à faire pour la parité dans l’éducation des enfants dans une société patriarcale comme la nôtre.  

 

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