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« Si je l’engrosse, je l’épouserais sans trop dépenser »

L’année 2018 s’est envolée mais elle aura laissé des traces indélébiles pour certains. Tandis que Gitega s’enorgueillissait de redevenir le cœur du pays, 2018 restera une année sombre pour le journaliste Désiré*. Étant sur le point de se marier, le jeune homme a vu sa belle-famille lui refuser la main de sa belle pour une question de dot exorbitante…

Largué par sa fiancée, abattu, Désiré a démarré la nouvelle année dans la tristesse, ruminant sa déconfiture. «Imaginez-vous une famille qui vient te demander des millions pour épouser leur fille. Ces millions, je ne les ai pas. D’ailleurs, quel autre jeune au Burundi a autant de sous?», s’emporte le jeune homme.

Dans son chagrin, Désiré a pris une résolution radicale pour l’avenir. « Ma future petite amie, je l’engrosserais pour éviter de retomber dans le même panneau. Je suis sûr que sa famille se précipitera pour nous organiser un mariage avant qu’elle ne donne naissance», assure le journaliste, sardonique.

Est-il le seul homme à Bujumbura à penser de cette façon?

Le business faramineux du mariage

De nos jours, certaines familles ont déjà détourné la vraie signification de la dot. Elles veulent faire de leurs filles des mines de richesse en exigeant des dots dispendieuses. Or, comme nous l’apprend le sage septuagénaire Robert Bakundukize, la dot ne devrait être qu’un petit cadeau de reconnaissance.

«À mon époque, la dot provenait des biens de ta famille dans un but de remercier ta belle-famille. Nos parents se mettaient d’accord sans que les enfants ne soient impliqués», se rappelle Robert avant de continuer: « Aujourd’hui, certaines familles en font un business or il ne faut pas confondre la dot à ce que vaut ta fille car il n’y a rien au monde pouvant être le prix d’une personne  ”

À mon humble avis, les parents ne devraient pas s’immiscer dans la fixation de la dot car les époques sont tout à fait différentes. Aujourd’hui, toutes les dépenses autour du mariage sont à la charge du jeune couple. Pourquoi ne faudrait-il pas alors leur laisser la pleine liberté de s’exprimer sur la dot ? De la fixer selon les moyens à leur disposition? De toute façon, les temps sont révolus et certaines traditions vont de pair. En attendant, on ne peut que comprendre Désiré.

 

*Nom d’emprunt

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Les commentaires récents (1)

  1. A mon humble avis, si la jeune fille a mis fin à leur relation à cause de ce désagrément, le jeune homme devrait s’en réjouir fortement.

    En effet, l’amour est prêt à tout pour vivre avec la personne qu’on aime. C’est un engament qui aboutit au mariage.

    Les différents obstacles sont des épreuves qui testent réellement la solidité de l’engagement.

    Si la fille n’a pas eu de scrupule de le laisser à cause de son incapacité dans le moment prèsent de satisfaire les exigences de la belle famille, qu’aurait-elle fait s’ils auraient eu un problème financier dans le mariage ???

    Une personne qui lâche au moindre soucis, pourra-t-elle tenir quand les ouragans de la vie souffleront sur le jeune couple ? Je ne pense pas.

    Si elle donne du poids à ces exigences de sa famille plutot qu’à l’amour entre elle et son futur conjoint (en cherchant une solution à l’amiable par exemple) ; le futur marié n’aura aucune garantie que sa belle famille ne s’ingérera dans sa vie de couple.

    « Ahubwo yarusimvye » même si ça fait énormément mal.

    Salut.

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