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Campagne de vaccination contre la méningite : pourquoi y aller

La nuit dernière, à la veille du début de la campagne de vaccination contre la méningite, un ami m’a contacté pour savoir s’il était vraiment nécessaire d’y aller. Je lui ai répondu que si. Mais je me suis dit que cette question doit en tarauder plus d’un.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : il est crucial et même absolument important d’aller se faire vacciner. La méningite est une maladie due à l’inflammation des méninges, des sortes de sacs contenant et protégeant notre système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle est d’origine bactérienne avec la bactérie « méningocoque » en cause. Le méningocoque entraîne des épidémies de méningite au niveau d’une région et même de tout un pays (une  crise a sévi au Burundi entraînant une peur morbide en 1992). Elle touche le plus souvent les nourrissons, les adolescents et les jeunes adultes ; la population cible de la campagne en cours.

Pourquoi se faire vacciner alors?

Selon l’OMS, 10 à 25% des personnes se baladent avec cette bactérie dans l’arrière-gorge et dans le nez. C’est lorsqu’elle se retrouve dans la circulation sanguine ou que les défenses naturelles de notre organisme viennent à déprimer qu’elle se manifeste avec toute sa légion de complications neurologiques. Cette infection est une urgence médicale et nécessite un diagnostic précoce. Les infections bactériennes attaquant le système nerveux central tuent leur hôte en quelques jours voire quelques heures. Les signes de la méningite sont des maux de tête, une fièvre, une raideur de la nuque, des vomissements abondants et fréquents, une peur de la lumière (photophobie) et des pertes de conscience pour n’en citer que cela. Des séquelles d’un impact certain sur la productivité individuelle. La contagion se fait par la salive ou par les liquides qui coulent du nez.

Traité tardivement, la victime gardera des séquelles permanentes telles que des troubles de l’audition et de la vision, troubles de l’apprentissage, de l’élocution, une épilepsie, etc. Des études indiquent que de 15 % à 20 % des nourrissons et des enfants en bas âge qui survivent à la méningite bactérienne en gardent des séquelles neurologiques permanentes.

Mais fort heureusement, malgré la peur que cette calamité suscite au vu de ses manifestations, il existe un vaccin efficace pour s’en prévenir et c’est le sujet de cette compagne de vaccination qui s’étend sur 10 jours, du 4 au 14/12/2018 et vise la population âgée de 1 à 29 ans. Si tu as un ami auquel tu tiens vraiment, prends-le avec toi et allez-y.

Arrêtons ces blagues sur le fait que celui qui y va avec sa femme et son enfant est encore un enfant lui aussi ou encore ces taquineries sur la phobie des aiguilles qui peuvent en décourager plus d’un. Soyons réellement matures.

 

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Les commentaires récents (1)

  1. bnjr,vraiment cette information est important.
    mais beaucoup de gens veulent savoir ce que c’est « la meningite »!pour moi vous auriez ecrit l’article en kirundi.

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