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Shika Awards : qui sont les 12 candidats de l’édition 2018 ? (suite)

Yaga vous fait découvrir les grands concourants de la compétition annuelle d’idées innovantes organisée par le Burundi Business Incubator (BBIN). En attendant de connaître les trois projets qui rafleront la mise, voici les jeunes qui se sont illustrés par leur esprit innovant et leur sens des affaires.

Anny Darlène Ndorimana, entreprendre et protéger

Engagée comme bénévole depuis l’âge de 19 ans au sein de plusieurs associations, la jeune femme s’est trouvée une passion pour l’environnement.

Son idée entrepreneuriale : traquer les produits en plastique (sacs, bouteilles, etc) . Ayant constaté la catastrophe écologique en gestation à cause desdits produits, elle a décidé d’en faire le recyclage et de les transforer en objets d’art et de décoration.

«Transformer un problème en opportunité», c’est la devise de Darlène, mieux, son fonds de commerce. Elle veut exploiter son idée pour protéger l’environnement et lutter contre la pauvreté surtout pour l’autonomie de la jeune femme burundaise. À cet effet, elle a déjà formé 7 femmes de Busiga pour le recyclage des déchets en plastique afin d’en faire des objets réutilisables.

Lauréate du prix d’excellence de la francophonie 2018 au forum international des jeunes pour l’emploi vert, la jeune femme de 27 ans, avec son master en Droit des affaires, n’a pas eu que des soutiens. Elle a dû faire fâce aux critiques. Mais, dit-elle, elle ne compte pas lâcher l’affaire.  


Viateur Nduwimana, super banquier en devenir

Passionné depuis l’enfance par l’entrepreneuriat, ce lauréat de l’Université du Lac Tanganyika veut changer le visage du transfert d’argent via la téléphonie mobile au Burundi.

En créant Mobile Money en 2017, Viateur avait voulu mettre au même endroit les services de transfert d’argent des différents opérateurs (Lumicash, Ecocash, Pesaflash, etc).

Ce jeune marié de 27 ans, ancien super agent de Lumicash, a commencé son entreprise avec un capital d’un million. Aujourd’hui, après une année et quelques mois, l’entreprise pèse plus de 5 millions et compte 3 agences à son actif.

Viateur souhaite étendre son entreprise dans la sous-région en nouant des partenariats avec les opérateurs comme M pesa, MTN Rwanda, etc.

Pour Viateur, les jeunes burundais doivent sortir de la logique d’être demandeurs d’emploi et exploiter le potentiel autour d’eux dans leurs communautés.


Dieudonné Nibirantije, le savon est son gagne-pain

Lauréat des Humanités Générales en 2014, Dieudonné n’a pas pu continuer  ses études universitaires suite aux conditions familiales difficiles. Se heurtant aux réalités de la vie après ses études, en 2015, il se lance dans le commerce des vaches dans sa commune natale à Bugenyuzi en province Karusi.

Après avoir suivi une formation de l’association ADISCO, Dieudonné et 4 autres jeunes se lancent dans la fabrication et la commercialisation du savon liquide avec un capital de 1 million de francs burundais.

« Les débuts ont été difficiles car le produit était totalement nouveau pour la population de Karusi », affirme Dieudonné. Mais il se félicite des avancées grâce à un marketing intense, réalisé au sein de la communauté sur l’utilisation du savon liquide. Son message pour la jeunesse est clair : ce qui n’est pas possible quand on est seul, devient plus facile lorsque l’on associe aux autres.


Ally Manirakiza, l’informatique à portée de tout le monde

Actuellement marié et père d’un enfant, Ally est un jeune de 38 ans qui veut transformer les jeunes burundais en créateurs et non en suiveurs surtout dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Lauréat des humanités générales en 2002, il se lance sur le marché du travail mais se heurte à une situation de chômage généralisée.

En 2017, avec ses trois frères, ils se retrouvent sans emploi bien que détenteurs de diplômes universitaires. Ils décident alors de créer Inkingi system. Une entreprise qui veut développer l’apprentissage des TIC (développement de site web, logiciels, montage photo et vidéo, etc.) comme l’indique leur devise « Always update ».

Pour Ally, il faut travailler, se donner des objectifs et du temps car tout est possible.


Cynthia Budoromyi, l’entrepreneure précoce  

En 2002 à seulement 18 ans, elle commence à travailler dans la ferme de son père (PPCO fertilizer) où elle obtient le capital pour commencer son entreprise, Ricyland eggs and chickens. Cette dernière vise le coaching, l’encadrement, le marketing des produits, vente des intrants agricoles, fertilisants organiques provenant des excréments des poules.

Aujourd’hui, Cynthia vient de créer Ricyland E&C 100% made in Burundi. Un concept de magasins qui vendent exclusivement des produits fabriqués au Burundi. «  Nous allons faire des sondages auprès des clients à propos des produis vendus pour donner du feedback aux entreprises qui vont ensuite améliorer la qualité de leurs produits », affirme Cynthia B.

Si tu ne te fais pas confiance, personne ne peut le faire, tel est le message de la jeune femme de 35 ans à toute la jeunesse burundaise.


Nice Uwanje, l’entrepreneur vert

Untel cuisine à l’aide d’une batterie de téléphone. Son voisin lui utilise celle d’une voiture quand ses piles ne sont plus fonctionnelles ou quand il y a coupure d’électricité. Dans le pire des cas, ils ont la chance de cuire leurs aliments grâce à la généreuse énergie solaire. Non, détrompez-vous, vous n’êtes pas embarqués dans un scénario futuriste. Cela est possible grâce à la maestria d’un jeune burundais.

Disons que Nice Uwanje est un Nicolas Hulot à sa façon, loin des plateaux de télévision et des maisons d’édition à pondre des bouquins en veux-tu en voilà. Le jeune homme de 28 ans part d’un calcul pessimiste qui le pousse à agir : «  Quand on plante mille arbres, soyez sûrs que l’on en a coupé deux mille le même jour pour en faire du charbon de bois. Donc nous restons dans le déficit. »

Son projet vise donc à la réduction optimale de la consommation effrénée du charbon de bois dans nos ménages par la fabrication de braseros écologiques qui utilisent cinq fois moins de « makara » que les braseros classiques. Cela, grâce à un petit ventilateur qui booste la capacité à cuire, actionné par une batterie de téléphone ou de voiture, des piles ou des plaques solaires.

 


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Les commentaires récents (6)

  1. Moi de ma part je preferai le projet d Anny Darlene Ndorimana parce que la population burundaise va gagner beaucoup de chose par exemple
    un bon climat,une bonne recolte ,…………….
    En generale le projet de darlene nous conduit au developpement

  2. C’est bon vraiment notre jeunnese est clairvoyante aujourd’hui. Aly a un projet qui m’a beaucoup impressionné car l’informatique est aujourd’hui père des technologies et à partir d’elle, on peut créer une multitude d’emplois.

    Frère Ally et tes compagnons,nous espérons que nous Allons puiser de vous une super connaissance en informatique

  3. L’avenir nous reserve des surprises aussi!
    Tous cela grace au « CHOMAGE ».L’europe aussi ne s,est pas fait en un jour,c,est le debut du chemin,chemin du dvpt durable qui s’ouvre et qui obligatoirement debouchera sur un issu,voulu,le Burundi prosper et ambiant!

    Ensemble,nous vaincrons!

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