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Une Burundaise d’origine pakistanaise séduit le jury du Prix du Jeune Écrivain

À tout juste 18 ans, Aziza Barkatullah est l’un des lauréats finalistes de la 34ème édition du Prix du Jeune Écrivain grâce à sa nouvelle « L’Ombre ». Elle est d’ailleurs la seule africaine. La jeune burundaise d’origine pakistanaise a conquis le jury du célèbre prix littéraire par un style raffiné et simple à la fois, qui ne saurait laisser le lecteur indifférent.

En lisant la liste des lauréats du PJE, Aziza n’en revient pas. Sa nouvelle a bel et bien été retenue. « L’ombre » figure parmi les 12 textes lauréats. Un rêve qui prend forme.

Née en 1999 à Gitega, elle fait ses études primaires et le cycle inférieur à l’École Internationale de Gitega, pour obtenir son certificat en 2017 à l’École Belge. Lectrice assidue, elle lit tout ce qui lui passe sous la main et affectionne particulièrement l’écrivaine mauricienne Ananda Devi dont le style l’inspire.

Aziza se définit comme une grande stressée.  Elle n’aime pas le monde dans lequel elle vit ni les tristes réalités de la vie. Elle se réfugie dans l’écriture et s’y accroche comme à une bouée de sauvetage. Elle y trouve un monde plus beau, plus supportable, s’y retrouve et s’y épanouit. Toutefois, elle ne tire pas un trait sur le monde qui l’entoure.

Cela se remarque particulièrement dans ses nouvelles où elle donne la parole aux oubliés de l’humanité et aux minorités qui souffrent dans l’indifférence totale ; elle fait entrer le lecteur dans son récit, lui fait ressentir la douleur, la joie, l’espoir, la peur… elle oblige le lecteur à vivre son histoire, à la suivre le souffle court, pour en sortir émerveillé.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Aziza n’en est pas à son premier essai. L’année dernière, elle avait tenté sa chance pour la 33ème édition du PJE et était parvenue aux demi-finales grâce à sa nouvelle « L’oiseau aux ailes brûlées », un texte d’une grande intensité. Loin d’être découragée, elle en profite pour raffiner son écriture. Elle a confiance en elle et en cette passion qui l’aide à dompter ses démons intérieurs. Quand je lui demande si elle est engagée comme auteure, elle répond que oui et qu’elle écrit aussi pour le plaisir d’écrire…cela va de soi.

En attendant le résultat final qui sera annoncé à Paris en mars 2019 au Salon du Livre, Aziza Barkatullah poursuit ses études universitaires à l’Université Catholique de Louvain dans la faculté de Sociologie Anthropologie.

 


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Les commentaires récents (5)

  1. Je félicite Aziza B.et surtout d’autres jeunes qui se lancent dans cette aventure. Il serait mieux que d’autres jeunes puissent se lancer en changeant notre monde par des idées nouvelles. Je crois que ses p

  2. Je crois que ses parents l’ont encouragé et méritent des applaudissements. J’interpelle les parents ainsi que les enseignants d’encadrer les jeunes pour que dans un proche avenir, nous aurons des grands écrivains avec des idées nouvelles.