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Fermeture des écoles non performantes : qu’aurait-il fallu faire ?

Près d’un mois après la rentrée scolaire, une trentaine d’écoles n’ont pas pu reprendre normalement les activités, suspendues partiellement ou totalement faute d’avoir eu un taux de réussite satisfaisant. Était-ce la meilleure solution ?

Il avait été annoncé que les directeurs des écoles qui n’auraient pas réussi aux différents tests officiels seraient remplacés. C’est chose faite aujourd’hui. Mais aussi, les écoles privées ayant enregistré un taux de réussite médiocre ont été fermées : les directeurs, les enseignants et les élèves, même ceux qui ne passaient pas le test, sont à la rue.

Il est vrai, et tout le monde est d’accord, que les écoles non performantes devraient être redressées. Et les gens étaient avertis. Mais on se pose des questions sur l’efficacité ou la qualité même de l’encadrement fait par les différents services du Ministère pour appuyer ces écoles, en particulier les écoles privées. Nous voyions des personnes de l’inspection administrative et pédagogique passer assez souvent dans les écoles privées et nous pensions qu’ils encadraient réellement ces écoles. Apparemment, ça n’a jamais été le cas.

Dialogue à sens unique

« Les services du Ministère devaient faire des évaluations régulières, objectives et efficaces, sans complaisance pour amener ces écoles à atteindre les normes, au moins minimales, exigées par l’État», confie un parent d’un élève ayant fréquenté un de ces établissements. Mais, manifestement si évaluation il y a eu, l’encadrement a fait défaut. Ces écoles ont-elles été averties, après inspection et « encadrement », qu’elles risquaient d’être fermées ?

Dans ce cas, peut-on parler d’injustice dans cette mesure de fermeture ? Il y en a qui peuvent le laisser entendre, et les écoles qui se sentent lésées devraient avoir une possibilité de recours. Ainsi va la justice. Mais cela ne ferait pas rouvrir ces écoles pour cette année scolaire au grand dam des élèves qui ont dû changer d’école et des enseignants au chômage.

Il manque donc cet encadrement efficace, par le dialogue constructif, tant recherché par toutes les écoles. Quant à suspendre ces établissements, j’ai toujours des doutes. Est-ce ce genre de relations qu’on devrait mettre en avant dans un service de partenariat aussi délicat que l’enseignement ? Le Ministère dit qu’il ne veut pas être épaulé par des partenaires qui sont moins efficaces que lui ! Le public pourra apprécier cette position, mais on a toujours besoin d’un plus faible que soi, surtout quand il faut l’aider à être plus performant.

 


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