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Twittoscopie : Agathon ne lâche rien !

Entre l’insondable Agathon Rwasa qui veut réoccuper le devant de la scène politique, la « guerre des droits de l’Homme » et une bonne dose de désinformations, la twittosphère burundaise n’a pas chômé cette semaine. Tour d’horizon avec le blogueur Alain Amrah Horutanga. 

De quoi l’honorable Agathon est-il fait ? Je n’en sais rien. Ses partisans en sauraient-ils quelque chose eux ? Mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne veut pas lâcher son FNL. Il l’a démontré par une formule mathématique simple : on garde les initiales, on trouve d’autres mots, et pour rendre la chose attrayante, il faut l’embellir. Pourquoi pas par un brin d’espoir ? Ainsi naîtra FNL Amizero y’Abarundi. Le tour est joué ! 

Considéré comme la personnalité politique à qui Bujumbura rend le plus la vie difficile, on l’empêcherait, par toutes les voies possibles, de se voir un jour diriger le Burundi. Si l’on en croit ses sympathisants, Agathon Rwasa n’abdique pas pour autant. Cette semaine, il a déposé au ministère de l’Intérieur sa demande d’agrément d’un nouveau parti FNL. De quoi faire réagir tonton Jacques !  

Il faut bien retenir “usurpation” et non “nyakurisation”…  

La « guerre des droits de l’Homme » ? 

La question des droits de l’Homme au Burundi, c’est une histoire de « Je t’aime. Moi non plus ». Quand elle surgit, elle fait jaser. Il est difficile de s’en débarrasser et Dieu seul sait comment la bataille est rude.  

Cette porte par laquelle le colon veut passer pour déstabiliser le Burundi selon les uns, est pour les autres la seule voie de justice qui reste encore aux Burundais. Elle a encore été au centre des discussions des abatwip.  

C’était la suite d’une semaine assez bouillonnante. Cette fois, un face à face était prévu à Genève. Tout ce qu’il y a de mieux ou de pire pour s’accuser les uns et les autres d’être responsables de tous les maux que connaît le Burundi depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. J’ai bien dit les uns et les autres. 

Comme on pouvait s’y attendre dès la semaine passée, Il y avait des manifestations. Les partisans du pouvoir de Bujumbura ont, comme à l’accoutumée, exprimé leur mécontentement dans tout le pays. 

Il n’y a pas de monstres au Burundi  

Quelqu’un l’a appris à ses dépens. Pourquoi aller jusqu’à penser qu’il n’existe aucune vie à Bujumbura. Tout le monde n’est pas terré dans sa maison et surveillé par un monsieur en bleu avec son AK47 dictant quoi faire ou organisant nos vies. Heureusement qu’il y avait du répondant en face.  

Il n’y a pas que les Imbonerakure. L’ignorance peut mener loin. Un petit tour sur internet est de temps en temps utile.  

Gatumba, ses photos et ses zones d’ombre  

Cela faisait longtemps, très longtemps que des images tirées d’ailleurs ne venaient s’accoler à l’actualité burundaise. Le poste frontalier de Gatumba en feu, illustré par des images vraisemblablement prises lors des émeutes en Afrique du Sud. 

Ces dernières ont fait le tour de la twittosphère burundaise. Par ignorance ? Je ne saurais le dire mais un opposant, Anicet Niyonkuru en a payé les frais.  

Pour ce qui est de la responsabilité, il y a ceux qui savent déjà. Même si au niveau des autorités burundaises et congolaises, les violons ne s’accordent pas. Il ne faut pas aller loin !  

Le tweet de la semaine 

Le docteur en sciences politiques et administratives, Dr Mialano condamne et veut des enquêtes. Il n’y a pas que les proches des victimes de l’attaque qui souffrent. Molière aussi se retourne dans sa tombe.  

La blague  

Ça vient comme ça vient. Pourquoi je vous partage ceci ? Parce que je me suis fait avoir. Je croyais être tombé sur une histoire intéressante pour finir par me rendre compte qu’il ne s’agit que d’un des préfixes de Lumitel.  

J’espère qu’ils vont apprécier la vanne en pleine crise avec leur personnel.  

À la semaine prochaine ! 

 


A relire : Twittoscopie : BurundiGov vs UN, 1-1

 

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