Doudou Dien
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Twittoscopie : BurundiGov vs UN, 1-1

Explosive était l’actualité burundaise cette semaine. Et sur les réseaux sociaux, il en a été de même. Le réseau de l’oiseau bleu n’a pas été épargné par la bombe larguée par Doudou Diène et sa commission d’enquête sur le Burundi. Et bam boum, comme les feux d’artifice qui ont terrifié plus d’un à Bujumbura. 

Michel Kafondo, qui était décrié par les opposants au régime de Bujumbura, a cette fois pu dormir tranquille. Ce qui n’était certainement pas le cas à Bujumbura. Il n’y a pas longtemps, le nom de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies était sur toutes lèvres, chacun parlant de lui selon ses intérêts, avoués ou inavoués. Cette semaine, c’était au tour des opposants de se « réjouir » du travail accompli par l’ONU.  

Comme une consolation à l’affront subi après la dernière sortie de l’envoyé spécial des Nations unies, l’autre côté du Burundi s’est vu « vengé », si pas appuyé et réconforté dans leur position.  

Pour cette fois, il y avait de quoi dire. Alors que le flambeau de la paix se rallumait dans le centre du pays, Doudou Diene et son équipe accablaient le pouvoir de Bujumbura. La commission d’enquête n’a pas hésité, pour la première fois, à mettre en cause le président Nkurunziza. L’accueil ? Un tour des tweets suffit ! 

Du côté du pouvoir, la chanson est connue et l’ennemi désigné même si tombé au moment où tonton Philippe s’en allait. Il faut vite penser à son remplacement. Nous ne savons toujours pas celui qui sortira le communiqué au nom du gouvernement mais tout peut se résumer en une phrase : « Sors-moi ton rapport et je te dirai qui est derrière toi », ainsi résumerons-nous les réactions du camp au pouvoir.  

Le flambeau de la paix à Bugendana 

La douzième édition du flambeau de la paix n’aurait pas été comme souhaité si le retour de deux grands évènements n’avait pas eu lieu. Bien que certains compatriotes ne digèrent toujours pas de voir le pouvoir CNDD-FDD célébrer ses fêtes à Bugendana, le lancement de l’activité n’en a pas souffert. D’autant plus que nous avions au grand menu le retour des feux d’artifice et le retour du président-cycliste Nkurunziza sur les pistes. Un voyage sur les deux roues qui a fait jaser autant que les feux d’artifice. 

Le flambeau de la paix et les feux 

Au pays du « tout peut arriver », la vigilance reste de mise. Quelqu’un me soufflera plus tard que même un pet ou un rot est très dangereux. On se retrouve dans une situation où la première issue de secours est la fuite. Regardez par vous-même cette réaction en vidéo. 

Et pourtant ils étaient sur place. Imaginez celui qui n’y était pas et d’autant plus qui n’était pas informé. 

Disons que fuir est une réaction tout à fait naturelle. Ce n’est pas le propre des Burundais, je précise. Il faut juste savoir sauver sa peau avant tout. Si les abatwip n’ont pas suffisamment réagi à cette actu sur Twitter, les amoureux de Facebook ont largement commenté cela.  

En selle mister President ! 

C’est sur les deux roues que le président de la République a quitté Bugendana, qui fait toujours polémique, afin de regagner Ngozi. Cette sortie sur les deux-roues a fait taire les rumeurs qui allaient encore plus vite que ces cyclistes descendant de Bugarama. Qu’est-ce qu’on n’avait pas entendu depuis que le peuple avait vu le « guide » plâtre à la jambe.  

Peut-être que cette fois, ils tourneront leur téléphone mille fois avant de… jurer. C’était un autre moment pour faire taire « les ennemis » de la nation qui « complotent » avec les Occidentaux afin de déstabiliser la paix chèrement acquise. « Elle est là, la paix », voilà pourquoi on balance des feux d’artifice sans avertir le peuple et la suite, on connaît.  

Du baume, du baume et du baume 

Cette fois, il n’y avait pas de Francine pour unir la nation. Il y avait le football. Habitués aux chicaneries que la vie politique nous impose, pour une fois nos cœurs ont battu à l’unisson pour saluer les performances de nos « Hirondelles » bien aimés mais souvent mal traités. C’était au Gabon que nos tricolores brillaient dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019. La misère qui nous accable quotidiennement et dont beaucoup s’en moque n’avait pas le dernier mot. Après Libreville, il y avait de quoi crier vives les Intamba et vive le Burundi ! 

À la semaine prochaine ! 

 


A relire : Twittoscopie : bye bye tonton Philippe

 

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