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Pots de vin contre travail : un business qui n’enrichit personne

La pratique n’est pas nouvelle, mais elle explose ces derniers temps. De  jeunes chômeurs burundais recourent maintenant à la corruption pour décrocher du travail. De l’argent gaspillé pour le blogueur Thierry Nijimbere.

Etienne* est un jeune licencié en Droit qui vient de passer trois ans au chômage. Pour se trouver un emploi, il a usé de tous les moyens : « J’ai jusqu’ici déboursé 2 millions de Fbu mais la dernière réponse que je reçois toujours est d’attendre un appel téléphonique qui n’arrive finalement jamais. »

Enock est dans la même situation. Après avoir terminé ses études secondaires en économie à Bujumbura, il monte à Rutana, sa province natale, pour vendre sa part du terrain qu’il partageait avec ses frères afin de payer un individu qui lui a promis du travail. Depuis, il attend toujours…

Des recours à la corruption qui n’aboutissent pas

Les cas de jeunes qui se font arnaquer par des pseudo futurs employeurs sont légion à Bujumbura. Au moment où trouver l’emploi après ses études est un casse-tête, bon nombre de gens préfèrent passer par les pots de vin, qui , selon eux, devraient leur faciliter la tâche. Ce qui pour moi ne constitue pas la bonne solution à la question du chômage.

Pourquoi ne pas utiliser cet argent comme capital pour se créer de l’emploi et en créer pour d’autres ? Nous, jeunes Burundais présentons souvent le manque de capital comme principal obstacle à l’entrepreneuriat, alors que nous donnons des millions pour décrocher un potentiel boulot dans une institution publique. C’est d’une ironie! Il est temps de changer notre mentalité.

 


A relire : Burundi : comment l’emploi des jeunes peut booster l’économie

 

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