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Twittoscopie : pour une histoire de maillots

Entre la championne nationale du 800 m qui crie au manque de soutien et le retour de l’enfant prodig.u.e qui avait abandonné le sein de sa mère pour des parents aux yeux bleus, la twittosphère burundaise a beaucoup parlé sport cette  semaine. Mais pas que. 

On peut se dire que certaines personnes adorent qu’on pointe toujours du doigt ce pays en mal. Il m’est difficile, et je le pense aussi pour vous hein, de comprendre comment des athlètes burundais qui vont représenter le pays se plaignent tout le temps du manque d’équipement et quels équipements ? Des maillots aux couleurs nationales. Il y a vraiment de la négligence.  

Bon… espérons qu’il y a eu un problème de communication comme l’a déclaré le porte-parole de notre gouvernement. Car Francine donne toujours le meilleur d’elle pour ce pays et fait partie des dernières icônes qui rassemblent encore dans ce pays divisé. Mais quand on sait que chez nous le seul championnat où les acteurs gagnent mieux reste celui de la politique, on peut toujours se mordre les doigts.  

En attendant le remboursement, rien n’est jamais de notre faute.  

Le retour de l’enfant prodig.u.e 

Le footballeur Saido Berahino a enfin décidé de rentrer au bercail. Ce retour salué par tous les abatwip n’a pas été passé à la loupe. Étonnant de la part des twittos. Mais à y avoir de plus près, il y a anguille sous roche. Il n’y a pas longtemps ce fils du pays, dans une interview accordée à Eurosport et titrée « Qualifications Euro 2016 : Berahino doit beaucoup à l’Angleterre et il donnera tout pour elle », déclarait sa flamme pour les Three lions : « Jouer pour l’Angleterre, c’est un monde pour moi car ce pays m’a donné une deuxième chance d’avoir une vie meilleure, à moi et à ma famille ». Disons qu’on lui pardonne. C’est une erreur de jeunesse. Il a acquis de la maturité. Mais en regardant ses statistiques des trois dernières saisons, il n’y a pas de quoi s’enflammer. Dans un Burundi à court de bonnes nouvelles, il lui faut du baume au cœur et  la toile s’en est réjouie. On en a tant besoin hein !  

L’image de la semaine 

Elle a fait le tour des réseaux sociaux. Nous avons vu des abatwip nous la partager. Un moment d’attention qui a captivé la twittophère burundaise. Cet homme, militaire de surcroît, par son altruisme, a réussi à faire parler de lui. Cette image parviendra-t-elle à changer notre regard sur les hommes en armes ? 

La classe ! 

Le bonus 

Manipuler les hommes, les manier, déplacer des personnes avec leurs biens et leurs bêtes de gré ou de force, c’est encore possible. Mais quand on en vient à déplacer le sol, ça donne ce tweet. Il paraît qu’une terre burundaise fuit maintenant vers le Rwanda, « aussi ». 

Qui a dit qu’on n’était pas trop fort dans l’humour ? La politique peut vous habiter, parfois avec un peu de naïveté, elle vous surprend. 

SOS : où est passé le sage ? 

Depuis sa nomination à l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, notre bien-aimé sage ne tweete plus pratiquement. Sa sagesse, son esprit critique et son immense amour pour ce pays me manquent. Mais espérons qu’il nous reviendra en candidat en 2020 vu qu’il vient d’être reconduit président de son parti et surtout investi comme président de son comité d’arbitrage. Pourquoi pas comme guide suprême? J’espère bien qu’il gagnera les élections en 2020 comme son idole Donald Trump. 

À la semaine prochaine. 

 


A relire : Twittoscopie : « tricheries » et bruit de bottes dans la sous-région

 

 

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