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Gustave junior : un trésor touristique qui se meurt sous nos yeux

Un crocodile est à l’agonie depuis des jours, emprisonné par un fil dans les eaux de la Rusizi. Malgré l’appel à l’aide du parc de la Rusizi, l’administration se dit impuissante à intervenir. Pourtant, les slogans sur la protection de l’environnement volent de partout…

Dernièrement un hippopotame qui aimait se prélasser dans les rues, aux environs du lac a été tué et sa viande partagée par des riverains. Les gens ont été choqués, ont polémiqué mais c’était trop tard. Aujourd’hui, dans la Rusizi, un crocodile, à l’agonie, a encore une chance d’être sauvé. Son histoire est sortie des eaux du lac grâce à une photo publiée par l’administrateur du parc de la Rusizi sur Facebook, il y a plus de deux semaines.

« Le fils de Gustave » (nom donné par une touriste française) a son cou enchainé par une corde de nature encore inconnue (filet de pêche ou câble métallique de braconnier) qui l’étrangle à petit feu. Une page Facebook a été même créée pour alerter l’opinion publique de l’état critique dans lequel se trouve l’animal. Quand on se souvient de la vie et de la fin tragique de son « père » Gustave, on craint encore plus pour le rejeton.

Malheureusement,  ni le Musée vivant, ni le ministère de l’Environnement et le ministère du Tourisme, ne s’occupent de la faune sauvage, sauf quelques vétérinaires.

Ainsi l’OBPE (Office burundais pour la protection de l’environnement) a récemment pris le relai pour donner un coup de main dans le sauvetage de ce crocodile. Et si l’opération réussit et que la corde lui est enlevée, le crocodile sera examiné et soigné par les services vétérinaires.

Une responsabilité qui nous incombe à tous

Devrions-nous donc attendre que nos animaux soient à l’article de la mort pour nous en occuper ? Le Musée vivant du Burundi est à bout de souffle. Les animaux qui y vivent mangent une fois par jour ou pas, mais personne ne bouge son petit doigt. Quand on imagine les rentrées touristiques et les devises étrangères que les parcs et musées bien entretenus peuvent générer, on ferait mieux d’investir plus dans ce secteur. Notre lac, nos forêts, nos parcs regorgent d’animaux qui doivent être protégés et qui pourraient bien nous le rendre.

Ce travail, aussi difficile soit-il, devrait interpeller aussi bien les autorités publiques que toute personne amoureuse de la nature qui souhaite voir le patrimoine national en bon état et surtout  garder nos animaux vivants et en bonne santé. Ceci implique la lutte contre le braconnage ou les filets de pêche dans les rivières, le lac, les forêts et les parcs. Les animaux sauvages sont une richesse tarissable du pays qu’il faut donc préserver absolument et rapidement, car demain il sera trop tard.

 

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