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Burundi : comment gérer le problème épineux des garde-malades ?

Un article récemment paru sur Yaga décrivait la réalité de la vie des garde-malades dans nos hôpitaux publics. Un portrait pas franchement reluisant. Que faire pour y remédier ? Notre contributrice nous partage l’expérience de deux hôpitaux modèles dans la gestion hospitalière des garde-malades, pour que les autres établissements sanitaires s’en inspirent.

Pour résoudre la question des garde-malades dans les établissements de santé, la solution n’est pas simple comme le souligne le blogueur Franck Arnaud. Au lieu de construire un simple bâtiment pour garde-malades, il faut d’abord des mesures accompagnatrices : limitations des garde-malades par patient comme par exemple. L’échange des expériences avec d’autres hôpitaux modèles est aussi une bonne stratégie. Certains hôpitaux burundais ont pris le devant dans l’innovation et sont parvenus à endiguer le problème.

Hôpital Mutoyi

On est à l’intérieur du pays, dans un hôpital public. L’hôpital Mutoyi est situé géographiquement en province de Gitega, dans le district sanitaire de Mutaho. « Au début, il était fréquent qu’un même malade possède plusieurs garde-malades, un peu comme dans la plupart de nos hôpitaux », confie le docteur Mwajuma Nshimirimana, œuvrant dans cet hôpital. La direction de cet hôpital a pris le taureau par les cornes et a commencé à limiter le nombre de garde-malades: un seul  par patient. L’hôpital a ensuite aménagé des endroits où le patient s’entretient avec ses proches et un bâtiment pour abriter les garde-malades et conserver leurs biens. Les patients et leurs assistants ont un réfectoire, « donc pas d’aliments dans les salles d’hospitalisation ». Chaque matin, des séances d’éducation santé à l’intention des garde-malades sont organisées et améliorent leur vie et l’hygiène de l’hôpital.

Kira Hospital

Cet hôpital est situé dans la capitale Bujumbura. Chez eux, pas de garde-malade qui accompagne le patient en hospitalisation. Ce rôle de garde-malade est un service hospitalier interne (de même que la restauration) et il est assuré par les aides-soignants de l’hôpital. De formation médicale, ils  assistent les patients à faire leur toilette, ils font le lit et répondent à l’appel infirmier chaque fois que le patient sonne. À l’entrée, le malade laisse tous ses effets dans un local avec armoire, car les habits que portent les malades et les draps des lits appartiennent à l’hôpital.

Chers hôpitaux, lorsqu’on prend l’avion, je me rappelle que l’une des consignes que le personnel travaillant à bord nous donne en cas d’incident, c’est de mettre d’abord notre masque avant d’aider les autres à mettre le leur. Ce qui est absolument vrai, car si nous ne sommes pas vivants, nous ne pouvons pas aider les autres. C’est le cas pour les garde-malades. S’ils ne prennent pas soin d’eux-mêmes parce qu’aucune mesure n’a été prise pour les aider à le faire, ils ne peuvent pas bien prendre soin de leurs malades, de nos malades. Voilà donc des exemples frappants, pourquoi ne pas vous en inspirer?

 


A relire : Les gardes-malades au Burundi : une vie de calvaire !

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