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Bianca Njeneza : « Les voitures de course et moi, c’est l’amour fou! »

Les 5 et 6 mai 2018, Bianca Njeneza est alignée sur la liste des pilotes qui doivent se disputer la première place sur une piste de la plaine de Vyerwa à Ngozi. Elle est la première femme pilote dans l’histoire du rallye burundais à participer dans une course, au grand étonnement et des organisateurs et des spectateurs. Le blogueur Tanguy Irangabiye s’est entretenu avec la jeune coureuse de 29 ans.

Yaga: Qu’est-ce qui t’a poussée à participer au rallye de Ngozi?

Bianca : J’aimais souvent aller voir les rallyes qui se déroulaient à Ngozi, à Mwaro et récemment le slalom qui s’est déroulé à Bujumbura. Le bruit du moteur de la voiture de course, le crissement des pneus sur le goudron, la poussière qui s’élevait lors d’un drift sur une piste en terre me faisaient jubiler. Et quand j’en ai parlé à Christian Remezo, lui-même coureur, il m’a proposé de me prêter un jour sa voiture de course pour que je la conduise.  Je n’y croyais pas. À un moment, je me suis dit que c’est le genre de promesses que nos parents nous faisaient deux jours avant de passer le concours national : « Si tu réussis à plus de 80%, on t’offre une moto !». Jolies foutaises, n’est-ce pas ? [Rires]

La proposition de M. Remezo n’était pas mensongère, elle s’est avérée plutôt sérieuse. Il m’a encouragée à participer au rallye qui allait se dérouler quelques mois plus tard. Ça m’a pris une éternité pour réaliser qu’enfin j’allais participer à la course de mes rêves avec la voiture de mes rêves. Ma famille, mes amis, mes voisins m’ont tous encouragé et je me suis lancée dans les préparatifs. 

À quand remonte ton amour pour les voitures ?

J’ai commencé à m’intéresser aux voitures lorsque j’avais autour de 15-16 ans. Si j’aime les voitures c’est grâce à mon père. Il était expert-automobile. Je le suivais dans différents garages lorsqu’il faisait des expertises. J’aimais son travail. Et depuis lors, je ne peux me défaire de cette liaison entre les engins motorisés et moi. 

En 2013, voir une autre jeune fille participer dans un rallye au Burundi, même en tant que copilote, m’avait donné envie de participer, mais cette fois comme pilote.

De par ton expérience, quels sont les défis d’une course qui se déroule au Burundi ?

Pour participer à une course de voitures au Burundi, il te faut avoir ta propre équipe technique, ta propre équipe logistique et bien sûr ta propre voiture de course. Je vous épargne de l’addition des frais à mobiliser. Il faut avoir le courage et les moyens nécessaires pour prétendre à cette course. Ailleurs ce sont des grosses écuries qui soutiennent les compétiteurs. Vous comprendrez qu’il nous reste un long chemin à parcourir pour que cela soit le cas au Burundi. 

Mais on fait avec ce qu’on a. J’en profite donc pour vous donner rendez-vous au mois de septembre pour une nouvelle course.

 


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