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Éducation sexuelle : deux poids, deux mesures

Dans notre société, la chasteté des jeunes est érigée en règle de vie. Mais pourquoi les filles semblent plus concernées que les garçons ?

Depuis la tendre enfance, les filles et les garçons ne sont pas éduqués de la même façon. C’est comme ça et ça ne changera pas de sitôt, c’est clair. Mais parlons-en quand même. La jeune fille burundaise est éduquée à être sage, propre, savoir se tenir dans la société et surtout rester vierge jusqu’au mariage ! C’est un honneur pour la famille, pour la fille et une fierté pour l’homme qui épousera la  « sainte nitouche ».

Mais qu’en est-il des hommes alors ? Combien arrivent-ils au mariage encore puceau ? « Mais ce serait une honte ! », dites-vous, n’est-ce pas ? C’est là exactement que se trouve le paradoxe ! Comment dire aux filles de rester vierge jusqu’au mariage et de considérer qu’un homme doit avoir de l’expérience sexuelle au jour du mariage? Le plus drôle est que certains hommes qui ont déjà couché avec des dizaines et des dizaines de filles vont vouloir au moment de leur mariage une vierge « immaculée». Et toutes celles que vous avez dépucelées alors ? À qui sont-elles destinées ?

Responsabilités inégales

Quand une fille tombe enceinte, c’est une honte pour sa famille et il n’est pas exclu qu’elle et son enfant soient chassés. Mais si c’est un garçon qui engrosse une fille, déjà, secrètement sa famille est contente qu’il soit devenu viril et qu’il vienne allonger la lignée familiale. Il ne sera pas non plus renvoyé de chez lui. Au contraire, on va lui dire d’amener le bébé pour qu’il soit élevé avec les autres enfants ! Certes, cette faveur est des fois accordée aux jeunes filles, mais la balance est plus penchée du côté masculin.

Pire, quand une fille se fait violer, les premières questions qui sont posées sont : comment était-elle habillée ? Où est-ce-que ça s’est passé? Et si par malheur la fille était en tenue « légère » (faut voir ce que notre société considère comme tenue légère) et qu’elle se trouvait chez le garçon accusé, c’en est fini pour elle. Elle va passer de victime à prostituée hautement qualifiée, qui s’est offerte au garçon et a crié au viol après l’acte. Parce que évidemment selon l’opinion, l’homme à des « besoins sexuels » qui doivent être satisfaits à tout prix quand ils sont provoqués, peu importe si c’est une cuisse ou un mollet qui dépasse de la robe.

À dire alors que notre société n’est faite que de prédateurs sexuels (certains vont crier à la généralisation), il n’y a qu’un pas.

 


A relire : De l’importance de parler de la sexualité avec ses enfants

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