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À quand la réouverture des marchés rénovés en Mairie de Bujumbura ?

Sur financement de l’Union européenne, la mairie de Bujumbura vient de réhabiliter ou rénover six marchés situés dans différentes zones de la mairie de Bujumbura. Le 30 mai 2018, la mairie de Bujumbura prévoyait l’ouverture de 4 des marchés réhabilités, Kinama, Jabe, Ruziba et Musaga. Sauf que ce rendez-vous n’a pas été respecté, et les commerçants sont obligés d’attendre une nouvelle date…

Dans une réunion tenue ce lundi 18 juin 2018 à l’endroit des commerçants du marché de Kinama, Ramadan Nkurikiye, le chef de la commission chargée des marchés en mairie de Bujumbura n’a pas été précis quant à la date de la réouverture de ces marchés et a fait savoir que la rupture de stock du matériel de construction et le retard de paiement des frais de construction de stands sont entre autres les difficultés à l’origine des rendez-vous manqués de réouverture des quatre des marchés réhabilités qui devaient ouvrir leurs portes le 30 mai 2018.

Et de préciser que tout commerçant doit s’acquitter des frais qu’il doit à la mairie de Bujumbura ainsi que les frais de caution de l’entreprise chargée de la construction de stands faute de quoi ils n’auront pas accès à ces marchés.

Une situation aux lourdes conséquences

Si le chef de la commission des marchés en mairie de Bujumbura parle des problèmes liés aux ruptures de stock et de paiement de frais dûs à la mairie et à l’entreprise chargée de la construction de stands, les commerçants rencontrés aux marchés provisoires de Jabe évoquent quant à eux une gestion opaque de cette question. C’est le constat de Pierre, vendeur de fripes au dit marché : « Vous savez, nous sommes ici depuis des mois. Mais le pire est que nous ne sommes pas informés de l’état d’avancement des travaux de construction de stands car la plupart d’entre nous ont déjà payé tous les frais que nous devons à la mairie. On nous a annoncé la date du 30 mai, mais vous voyez que nous sommes toujours ici.  Inutile de vous rappeler que nous travaillons à perte vu l’emplacement du marché.».

C’est aussi ce que souligne Vianney (pseudo) propriétaire d’un stand au marché en rénovation en zone Kinama de la commune Ntahangwa. Pour lui, dire que le retard de paiement de frais de la mairie et de l’entreprise chargée de la construction de ces stands est ce qui retarde l’ouverture du marché n’est pas fondé: « La plupart d’entre nous ont déjà payé. Qu’ils avancent autre chose. Ce qui est certain, c’est que nous travaillons pour rien depuis que nous sommes dans ce marché provisoire ».

Les préoccupations de ces commerçants sont aussi partagées par l’ONG PARCEM. Méthode Hakizimana, responsable du service Investigation et Recherche au sein de cette ONG évoque une gestion opaque de la question de ces marchés rénovés. Selon lui, à moins qu’il y ait une quelconque spéculation, cette question devrait trouver rapidement une issue favorable car on sent une volonté de la part des propriétaires des stands de regagner ces marchés réhabilités. Et d’ajouter que les pertes n’incombent pas seulement aux commerçants mais aussi à la mairie et à l’État. Ces derniers profiteraient aussi largement de la relance des activités économique avec ces marchés rénovés.

 


A relire : La reconstruction du marché central de Bujumbura : des promesses en l’air ?

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