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Le saviez-vous ? Uriner en public est dangereux pour vous

Au Burundi, uriner au bord de la route, au coin d’une maison ou dans une petite ruelle, est presque un sport national. Avec ses dangers…

Il y a quelques années, un comédien d’un pays limitrophe du Burundi venu se produire à Bujumbura ouvrait son spectacle par une question un tout petit peu surprenante : « Y a-t-il des hommes dans la salle s’il vous plaît ? ». Bien sûr qu’il y en avait et ceux-ci poussèrent des cris et se levèrent comme pour montrer qu’ils étaient nombreux et qu’ils étaient fiers d’être hommes et d’être là. Mais le but de la question n’était pas là en fait. Le comédien lança par la suite : « Dites-moi chers hommes de Buja, c’est vous donc qui urinez n’importe où ici et là ? Sur la route, à coté d’une maison, dans la nature ? ». Et d’ajouter : « Vous êtes vraiment formidables. La façon avec laquelle vous arrivez à vous arrêter au bord de la route, retirer votre zizi du pantalon et faire votre besoin de la manière la plus tranquille qui soit. Alors là, bravo! ».

A la fierté avec laquelle les hommes s’étaient levés, succéda la stupéfaction et ils s’assirent aussi tranquillement que quand ils font pipi « où ils veulent et quand ils veulent », mais ici sous les rires moqueurs du comédien et de la gent féminine présente. Et le décor était planté! Faut-il en rire ou en pleurer ? C’est selon. Et d’ailleurs ne dit-on pas qu’ « akabi gatwengwa nk’akeza » (on rit du mal comme on rit du bien, NDR).

À vos risques et périls

« Ça me fait toujours marrer quand je me rappelle que mon ami a failli laisser sa vie dans une fosse septique », lâche Rachid (pseudo). Il raconte : « Nous étions allés visiter un ami, habitant un des quartiers périphériques de Bujumbura. Il nous accueillit  et nous servit à boire. Au fur et à mesure que le temps passait et qu’on continuait à picoler, le besoin d’aller se soulager se faisait sentir. Et comme on était nombreux, un ami à moi, au lieu de demander les lieux d’aisances opta plutôt pour la solution habituelle : il simula un appel téléphonique, se leva, se dirigea à l’extérieur de l’enclos… et la suite ? On attendit un instant mais il ne revenait pas jusqu’à ce qu’on décide d’aller voir : vu l’obscurité, il était tombé dans une fosse septique qui était derrière l’enclos. Heureusement il en est sorti indemne».

Il faut faire un choix

Se soulager n’importe où comporte donc des risques pour le concerné, mais aussi pour les autres. Mettons de côté l’environnement et pensons aussi à l’entourage dont leurs yeux, nez en pâtissent et qui peuvent contracter des maladies liées à cette saleté.

Les dictons de l’ancien temps qui disaient qu’ « umugabo yihandurira aho ahandiwe » (un homme se soulage là où l’envie le saisit, NDLR) ne sont plus d’actualité. Si un jour une envie pressente vous prend, avant d’aller vous cacher derrière un buisson, pensez que c’est de vous qu’on rira dans un spectacle quelconque, ou que vous pourriez finir dans une fosse septique comme notre ami, pour n’avoir pas osé demander le lieu d’aisance ou qu’un jour vous pourrez devenir un conducteur de courant, une fois électrocuté en pissant par exemple sur un fil d’électricité non protégé comme cela est déjà arrivé à Bujumbura.

 


A relire : Entre polluer ou protéger l’environnement, les jeunes doivent choisir

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Les commentaires récents (1)

  1. Je suis d’accord avec votre conseil <> personne masculin n’a la honte de se soulager en pleine publique et n’importe où ! Nous devrons savoir que la santé et l’environnement est le trésor de nous tous, Préservons l’environnement et la bonne santé pour nos proches et enfants du futur génération !!!

    Le gouvernement devrait s’y impliquer, prendre des mesures y relatif voire en construisant les latrines dans les lieux publiques pour décourager cette mauvaise habitude.

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